Les nouveaux risques de l'eau

Le 24 juin 2010 par Célia Fontaine
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Pas de stress hydrique en Islande.
Pas de stress hydrique en Islande.

Une étude publiée, aujourd’hui 24 juin, par la société britannique Maplecroft, spécialisée dans l’évaluation des risques internationaux, révèle que la Somalie, la Mauritanie et le Soudan possèdent les ressources en eau les plus précaires au monde, tandis que l’Islande disposerait des plus riches.


Les données indiquent que le changement climatique, conjugué à la hausse de la population mondiale, induira de plus en plus de pressions sur les ressources, mettant à mal de nombreuses filières, de l’agriculture aux industries.

Selon l’index des 165 nations qui comportent des risques en eau, l’Afrique et l’Asie ont les ressources les plus vulnérables. Parmi les facteurs pris en compte, l’accès à l’eau potable, la demande par habitant et la dépendance aux rivières transfrontières.

La Somalie, où seulement 30 % de la population a accès à l’eau potable, se trouve tout en haut de la liste des pays à risque. Viennent ensuite Mauritanie, Soudan, Niger, Iraq, Ouzbékistan, Pakistan, Egypte, Turkménistan et Syrie.

De l’autre côté du classement, l’Islande qui est généreusement pourvue en eau de pluie, possède les ressources les plus sécurisées. Derrière elle se trouvent la Norvège et la Nouvelle-Zélande.

«  Avec le changement climatique, il va y avoir une pression supplémentaire très importante sur les ressources déjà limitées de nombreuses nations », prévient Anna Moss, auteure de l’étude.Celle-ci montre que les variations des moussons et la fonte des glaciers, par exemple, pourront perturber les ressources et mener à des conflits aux frontières. Le fait de construire des barrages hydroélectriques ou d’accentuer l’irrigation peut également modifier les rivières en aval. Selon les auteurs, l’irrigation utilise environ 70 % de l’eau disponible dans le monde. L’industrie en utilise 22 %.

Le stress hydrique n’est pas seulement une problématique de pays pauvres. Aux Etats-Unis et en Australie, certaines régions sont classées à risque. En Europe, la Bulgarie, la Belgique et l’Espagne peuvent s’inquiéter. Afin d’identifier les pays européens pour lesquels existent des problèmes d’eau, l’Agence européenne de l’environnement avait publié en janvier 2009 l’analyse des « indicateurs de taux d’exploitation ». Lesquels décrivent la pression des prélèvements en eau sur les ressources, et proposent des taux pour chaque pays qui se calculent en faisant le rapport entre la moyenne annuelle des prélèvements en eau et la moyenne annuelle de la ressource renouvelable.



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