Les nouveaux moteurs à essence? Encore plus nocifs que les anciens

Le 28 novembre 2013 par Stéphanie Senet
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Les filtres à particules ne sont pas obligatoires sur les véhicules à essence
Les filtres à particules ne sont pas obligatoires sur les véhicules à essence

L’émission de particules fines n'est pas réservée aux véhicules diesel. Les nouveaux moteurs à essence émettent en effet beaucoup plus de substances nocives que leurs prédécesseurs, et plus aussi que les récents moteurs diesel. Telle est la conclusion d’une étude réalisée par l’institut technique allemand de recherche Tuv Nord.

 

S’ils sont plus performants qu’avant, avec une consommation moindre de carburant et des émissions de CO2 plus faibles, les moteurs à essence à injection directe –qui devraient équiper la quasi-totalité des véhicules neufs européens en 2020- s’avèrent beaucoup plus nocifs que les anciens modèles au regard de leurs émissions de particules. Celles-ci sont 1.000 fois plus élevées et comprennent des substances cancérogènes. Elles s’avèrent aussi 10 à 40 fois supérieures aux émissions des nouveaux moteurs diesel.

 

Selon les chercheurs de TUV Nord, qui ont passé à la loupe trois modèles 2013 (Ford Focus Tunier, Hyundai Kombi et Renault Megane) ces particules sont plus nombreuses en raison d’une pression accentuée dans les cylindres pour réduire les émissions de CO2. Au niveau global et à l’horizon 2030, les particules émises par les moteurs à essence à injection devraient même dépasser celles des moteurs diesel en Europe.

 

Un filtre à particules coûte 40 €

 

Il faut en effet noter que si les véhicules diesel européens sont obligatoirement équipés d’un filtre à particules, ce n’est pas le cas des véhicules à essence. Ces kits représentent pourtant un faible coût -40 € environ- pour un résultat permettant de réduire les émissions par un facteur 2.000 en nombre et de 3 à 4 en masse.

 

Bruxelles et les constructeurs peuvent inverser la tendance

 

«Les voitures restent la première source de pollution atmosphérique dans les villes, et 90% de la population urbaine est exposée à des dépassements des valeurs de recommandation de l’OMS pour les particules fines (PM 2,5 en particulier, voir JDLE). La réticence des industriels à installer des filtres bon marché implique d’énormes conséquences sanitaires pour la société», commente Greg Archer, en charge des véhicules propres à l’association européenne Transport & Environment.

 

Basé à Bruxelles, ce laboratoire d’idées appelle donc les constructeurs à équiper les nouveaux véhicules de filtres à particules. Une mesure qui pourrait s’inviter au débat actuel sur l’application des nouvelles normes d’émission de CO2 des véhicules neufs dans l’UE à l’horizon 2020.



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