Les nouveaux chemins de l’aide au développement

Le 01 octobre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Annick Girardin, secrétaire d'Etat au développement
Annick Girardin, secrétaire d'Etat au développement
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Les promesses n’engagent que ceux… qui les reçoivent, disait un ancien ministre de l’intérieur. Et de fait, voilà des décennies que les humanitaires et les ONG entendent les politiques leur répéter à l’envi que l’aide publique française représentera, un jour, 0,7% du PIB.

Dès 1981, le candidat François Mitterrand avait inscrit cette promesse au 9e rang de ses 110 propositions pour la France. Plus de trois décennies plus tard, nous en sommes encore loin. Les dernières statistiques montrent que l’Etat français ne consacre pas plus de 0,36% de sa richesse à l’aide aux pays en développement. Cet été, la secrétaire d’Etat au développement, Annick Girardin, réitérait à Addis-Abeba la promesse mitterrandienne.

Hausse puis baisse

Une promesse d’autant plus sérieuse qu’en tout début de semaine, François Hollande a annoncé que le montant de l’aide publique au développement passerait, après 2020, de 8 à 12 milliards d’euros par an. Il faudra à l’évidence trouver des ressources nouvelles. Car, dans le projet de loi de finances 2016, ce poste voit baisser sa ligne de crédit. Dans sa version actuelle, le montant 2016 des crédits de paiement de la mission «Aide publique au développement» s’élève à 2,6 Md€, soit 6% de moins qu’en 2015. De quoi désorienter les plus optimistes.

Synergies nouvelles

Mais la messe n’est pas dite. Le rapprochement annoncé entre la Caisse des dépôts et l’Agence française de développement pourrait créer des synergies nouvelles. La France travaille sur de nouvelles solutions de financement, recensées dans le rapport Canfin-Grandjean. D’autres idées devraient émerger (taxe sur les transactions financières?), lors de l’assemblée générale de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, et à l’occasion de la réunion des ministres des finances du G20, en novembre.

La voix des banques de développement

En attendant, les banques de développement donnent de la voix. Mercredi 30 septembre, la Banque européenne de reconstruction et de développement (Berd) a annoncé qu’elle allait, ces 5 prochaines années, consacrer 18 Md€ à des investissements verts. Soit autant qu’au cours des 10 dernières années, rappelle la banque dans un communiqué.

Le 25 septembre, la Banque asiatique de développement (BAD) a indiqué qu’elle allait doubler le montant de ses financements climatiques. A partir de 2020, la BAD consacrera 4 Md$ (3,6 Md€) par an au financement de l’adaptation et 2 Md$ à l’atténuation. Jusqu’à présent, la banque basée à Manille consacrait 3 Md$ (2,7 Md€) par an à la lutte contre le changement climatique.



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