Les nitrates plombent l’amélioration de la qualité des rivières

Le 08 juillet 2009 par Victor Roux-Goeken
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Si la pollution des eaux causée par les matières organiques et phosphorées d’origine urbaine et industrielle est en baisse depuis une dizaine d’années, ce n’est pas le cas des nitrates, majoritairement d’origine agricole, relève le Service de l’observation et des statistiques du Meeddm (SOeS) dans une étude publiée lundi 6 juillet.

A partir des données de surveillance des agences de l’eau, le SOeS a examiné les concentrations dans l’eau d’orthophosphates, d’ammonium et de nitrates, ainsi que la demande biochimique en oxygène (DBO5). «Sans être représentatifs à eux seuls de la qualité des cours d’eau en France», ces paramètres couvrent «le spectre des pollutions azotées, phosphorées et organiques», rappelle le SOeS.

En 2007, la demande biochimique en oxygène, révélatrice de la quantité de matières organiques biodégradables dans l’eau, était en baisse de 30% par rapport à 1998, grâce aux meilleures performances des stations d’épuration.

Caractéristiques de l’efficacité des traitements Epuration, les concentrations d’ammonium sont aussi en baisse. Il en va de même pour les orthophosphates (-40%) sur la même période.

Seul bémol, donc: les nitrates, stables, voire en hausse selon les endroits. «Le recours aux engrais azotés a pourtant diminué à partir de 2001, mais les années sèches ont créé des surplus azotés lessivés les années suivantes», relève le SOeS.

Entre 1998 et 2007, les nitrates sont en baisse dans les bassins, mais leurs concentrations demeurent pourtant élevées. Plus de la moitié des 25 bassins situés en 2007 au-delà de la moyenne nationale connaissent une concentration en baisse sur toute la période. La Bretagne connaît les baisses les plus importantes, jusqu’à -20%.

Mais la qualité de deux tiers des bassins pourtant en dessous de la moyenne nationale se dégrade. Les apports d’engrais azotés augmentent en Champagne-Ardenne ainsi que dans le Rhône et la Seine. Garonne et Dordogne sont «plus équilibrés». La Loire connaît une tendance baissière.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus