Les néonicotinoïdes néfastes pour le système immunitaire des abeilles

Le 29 octobre 2013 par Marine Jobert
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Les néonicotinoïdes bannis au 1er décembre en Europe pour certains usages.
Les néonicotinoïdes bannis au 1er décembre en Europe pour certains usages.
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Le système immunitaire des abeilles se marierait mal avec les néonicotinoïdes. Une équipe italienne vient de publier dans la revue de l'académie américaine des sciences (Pnas) ses observations sur les effets immuno-dépresseurs de deux de ces substances actives –la chlothianidine et l’imidaclopride- sur les abeilles domestiques. Car si une plus grande vulnérabilité à certains pathogènes a déjà été observée dans les ruches dont les membres ont été exposés, le lien de causalité avec cette nouvelle classe d’insecticide n’avait pas pu être clairement établi.

 

Réponse immunitaire défaillante

C’est chose faite, assurent les chercheurs transalpins, qui ont identifié un gêne qui régule la réponse immunitaire chez les abeilles. Exposés aux deux substances insecticides, les insectes infectés par un pathogène assez répandu dans les colonies –et souvent en dormance- développent une réponse immunitaire insuffisante. Le virus se développe alors bien plus vite chez ces abeilles que chez celles qui n’ont pas été exposées à la chlothianidine ou à l’imidaclopride. Des effets observés à des concentrations similaires à celles rencontrées dans les champs, précisent les auteurs.

 

«Ces effets sur l’immunité exercés par les néonicotinoïdes vont permettre la mise au point de tests toxicologiques supplémentaires pour évaluer si l’exposition chronique des abeilles à des doses sub-léthales de pesticides peut affecter négativement leur système immunitaire et leur état de santé», espère Francesco Nazzi, de l’université d’Udine, l’un des co-auteurs.

 

Moratoire au 1er décembre

La Commission européenne a instauré au printemps dernier un moratoire, d’une durée de deux ans (et ce à partir du 1er décembre), pour l’usage de trois néonicotinoïdes pour certaines cultures, afin de pouvoir évaluer l’impact de ces insecticides sur l’effondrement des colonies d’insectes pollinisateurs. Une durée et des interdictions sélectives jugées  par trop insuffisantes par les apiculteurs, puisque ces pesticides sont très persistants dans l’environnement.



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