Les Néo-Zélandais s’opposent à la vente de terres à la Chine

Le 22 décembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Déjà locataires ou propriétaires de millions d’hectares en Afrique, la Chine veut étendre son domaine agricole offshore. Ce qui n’est pas sans susciter quelques réactions hostiles. Pour preuve : la Nouvelle-Zélande a bloqué ce mercredi 22 décembre un projet controversé de rachat de vastes exploitations laitières, aujourd'hui en faillite, par un groupe coté à Hong Kong, territoire appartenant à la Chine.

Ce projet a suscité une levée de boucliers en Nouvelle-Zélande, une partie de l'opinion publique s'inquiétant du rachat par des entreprises étrangères, et notamment chinoises, de terres agricoles et autres ressources néo-zélandaises.

Le gouvernement a indiqué mercredi avoir accepté la recommandation du Bureau des investissements étrangers (OIO) de refuser l'offre de Natural Dairy Holdings pour le rachat du groupe néo-zélandais Crafar Farms, pour 200 millions de dollars néo-zélandais (113 millions d'euros). Selon la responsable de l'OIO, Annelies McClure, une des personnes impliquées dans cette offre pourrait elle-même être en faillite. « Les ministres n'étaient pas certains que tous les individus propriétaires de Natural Dairy soient dignes de confiance », a déclaré Annelies McClure dans un communiqué.

La Nouvelle-Zélande est le numéro un mondial des exportateurs de produits laitiers et suscite l'intérêt de nombreux groupes étrangers. Ce secteur devrait en effet bénéficier de la hausse de la consommation de ces produits en Asie. Natural Dairy prévoyait d'acheter Crafar Farms et l'usine attenante pour produire des cartons de lait longue conservation, destinés à la vente en Chine.

Une campagne d'opposition à ce programme, intitulée « Sauvons nos fermes », avait été lancée, soutenue par des grands noms du monde des affaires. Fin septembre, le gouverneur de la Banque centrale Alan Bollard avait lui-même émis quelques réserves. Le Premier ministre John Key avait déclaré ne pas souhaiter que les Néo-zélandais deviennent « des locataires dans leur propre pays ».



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