Les négociations internationales sur le mercure progressent

Le 07 novembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Plus de 500 délégués de 125 pays se sont réunis du 31 octobre au 4 novembre à Nairobi (Kenya) sous l’égide de Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). «Bien que des avancées aient été réalisées en ce qui concerne la réduction de l’emploi du mercure, certaines négociations telles que celles portant sur les émissions de mercure dans l’atmosphère sont restées au point mort», explique Elena Lymeridi-Settimo, coordinatrice du groupe de travail Zéro mercure, une coalition internationale d’ONG luttant pour l’élimination de la pollution au mercure.
 
Ainsi, selon le communiqué du bureau environnemental européen (EEB), au cours des négociations, des progrès ont été réalisés en matière de stockage du mercure et dans la gestion des déchets, ce qui a abouti à l’élaboration d’une nouvelle version du texte du traité qui sera rediscuté lors de la prochaine réunion du comité international de négociations (INC4). Le nouveau texte s’intéresse particulièrement aux mines d’or de petite taille, une source étendue et importante de pollution au mercure.
 
Mais «les négociations relatives à l’interdiction de l’enfouissement de déchets contenant du mercure dans les pays en voie de développement restent bloquées et cela nous préoccupe», explique Mickael Bender, autre coordinateur de l’association Zéro mercure.
 
En résumé, les délégués ont abordé le sujet des nombreuses sources de pollutions au mercure: les pollutions issues de l’exploitation aurifère, notamment au niveau des petits sites d’orpaillage; les émissions de mercure dans l’air, l’eau et les sols; les produits et les techniques industrielles utilisant du mercure; les déchets; le stockage du métal et les sites pollués.
En ce qui concerne les produits et les procédés industriels utilisant du mercure, les ONG présentes lors de la conférence internationale saluent la fin de l’approche volontariste de chaque pays dans la gestion de ce problème. «Il est important que ce point soit réglementé», a expliqué le docteur Mahmood Khwaja, un responsable de la santé au Pakistan. «Eliminer le mercure des produits est un premier pas pour contrôler l’extension de la pollution et c’est une étape importante pour la prévention et la réduction des déchets contenant ce métal
 
Bientôt, un groupe d’experts se réunira pour préparer la prochaine conférence internationale, afin de faire avancer les négociations sur la question du financement, sujet sur lequel les négociateurs ont bloqué. Il a été demandé au Pnue de préparer un nouveau texte, un document de travail prenant en compte ces dernières avancées.


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