Les naturalistes du quotidien à l’assaut du littoral français

Le 22 mai 2013 par Marine Jobert
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Lors d'une sortie sur le littoral.
Lors d'une sortie sur le littoral.
©mnhn

Dans la famille des programmes de sciences participatives Vigie-Nature –un réseau de veille sur l’état de la biodiversité en France, fondé par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)-, voici le dernier né, BioLit, qui porte sur la biodiversité du littoral français. Coquillages et crustacés, mais aussi algues et mollusques vont avoir droit aux honneurs des smartphones. Une «appli» a été développée pour qu’à marée basse, une épuisette dans une main, le téléphone dans l’autre, l’on puisse télécharger la fiche d’observation qui va permettre de rapporter avec précision la faune et la flore que la mer a laissées à découvert. «Prendre une photo de chaque algue et mollusque sur le support où vous les observez: sur une roche, sur une algue, etc. Attention à ce que le support soit aussi bien visible sur la photo!», précise le site internet dédié. L’expérience interactive couvrira tout le littoral français à partir de l’été 2013, quand l’interface pour la façade méditerranéenne sera achevée.

 

 

Les scientifiques analyseront ces observations naturalistes et essayeront de comprendre pourquoi les algues «qui forment de véritables forêts lorsque la mer remonte et jouent ainsi un rôle crucial en contribuant à la biodiversité côtière, abritant une faune diversifiée que les plongeurs et pêcheurs à pied connaissent bien», régressent depuis une vingtaine d’années à certains endroits. «Est-ce l’artificialisation du littoral, les introductions involontaires d’espèces potentiellement invasives, et/ou les pollutions accidentelles ou chroniques?»

 

Le Muséum national d’histoire naturelle multiplie les expériences de science participative depuis plus de 20 ans. Le premier observatoire, en 1989, concernait le suivi temporel des oiseaux communs. En vrac, le Muséum a lancé depuis l’observatoire de la biodiversité des jardins (papillons et escargots), l’observatoire des bourdons, le spipoll (pour le suivi photographique des insectes pollinisateurs), Vigie-chiro (sur les chauves-souris), l’observatoire des oiseaux de jardin ou encore l’opération «Sauvages de ma rue» (consacrée aux plantes sauvages en milieu urbain).



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