Les nappes phréatiques touchent le fond

Le 19 juin 2019 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
L'état des nappes phréatiques au 1er juin. En orange, les niveaux bas. En jaune, modérément bas. En vert, moyens. En turquoise, modérément hauts.
L'état des nappes phréatiques au 1er juin. En orange, les niveaux bas. En jaune, modérément bas. En vert, moyens. En turquoise, modérément hauts.

Plus de la moitié des nappes souterraines affichent un niveau inférieur à la normale, selon le bilan publié le 18 juin par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Un signal d’alerte alors que l’été devrait être plus chaud que la normale.

Si la recharge des nappes n’est pas satisfaisante, avec 59% d’entre elles à un niveau bas ou modérément bas, c’est à cause du déficit pluviométrique enregistré pendant l’automne et l’hiver derniers. «Les pluies du printemps n’ont pas permis de compenser ce déficit mais ont cependant limité l’impact du début de la vidange», estime le BRGM dans un communiqué. La vidange, c’est le phénomène de baisse enregistré chaque année au printemps.

Bourgogne, Rhône et Berry proches de leurs plus bas niveaux

Seules les nappes alluviales de Corse et les nappes côtières de Provence-Alpes-Côte-d’Azur affichent des niveaux modérément hauts par rapport à la normale. Les nappes du Bassin parisien sont quant à elles stables.

En revanche, la situation est particulièrement critique dans les nappes des alluvions et cailloutis de Bourgogne, des alluvions et des couloirs fluvioglaciaires du Rhône amont, de la nappe sud de la plaine d’Alsace et de la nappe des calcaires jurassiques du Berry. Toutes sont proches des minimas enregistrés lors d’un mois de mai.

Restrictions d’eau en vue

«Ce sont les secteurs à problèmes attendus pour l’été», a confirmé l’hydrogéologue Laurence Gourcy lors d’une conférence de presse. «De manière générale, c’est moins bien que l’an dernier, où la situation était globalement satisfaisante en sortie d’hiver mais plus favorable qu’en 2017 où il y avait eu énormément de restrictions d’eau», a-t-elle ajouté. Fin avril dernier, neuf départements étaient déjà touchés par des arrêtés limitant la consommation d’eau, notamment pour l’irrigation agricole.

L’été sera chaud

Tout dépendra des précipitations à venir. Selon les prévisions de Météo France, «une grande partie de l’Europe, dont la France, devrait connaître cet été des températures plus chaudes que la normale, conséquence de conditions anticycloniques durables». Quant aux précipitations, elles pourraient être déficitaires dans le nord du territoire.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus