Les multinationales américaines font leurs promesses climatiques

Le 27 juillet 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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General Motors, de General Motors, va inventer les usines 0 déchet.
General Motors, de General Motors, va inventer les usines 0 déchet.
General Motors

Après les Etats, les entreprises. Ce lundi 27 juillet, 13 grandes entreprises américaines ont présenté à la Maison blanche, à Washington, leurs promesses climatiques. En présence du secrétaire d’Etat John Kerry, les dirigeants d’Apple, de Coca-Cola, de Microsoft ou de General Motors ont lancé leur American Business Act on Climate Pledge.

Chacune de ces multinationales s’engage, en gros, à améliorer sa performance énergétique, accroître sa consommation d’énergie renouvelable et réduire, bien sûr, ses émissions de gaz à effet de serre. Comme les Etats dans leur INDC[1], chacun fait, en fait, ce qui lui plaît. Le producteur d’aluminium Alcoa s’engage ainsi à réduire de moitié ses émissions de GES entre 2005 et 2025, mais seulement dans ses 80 installations américaines[2].

Renouvelables et gestion des déchets

Apple prévoit juste de mettre en service l’an prochain 280 mégawatts de centrales produisant de l’électricité renouvelable aux Etats-Unis et en Chine. Par comparaison, Berkshire Hathaway Energy, filiale du groupe dirigé par Warren Buffet, prévoit de réduire son parc de centrales au charbon et de mettre en service 1.000 MW d’éoliennes et de centrales photovoltaïques et d’acheter le courant produit par 1.000 autres MW éoliens.

Cargill propose juste de réduire de 5%, en 5 ans, ses émissions de GES, mais aussi d’améliorer de 5% son efficacité énergétique et aquatique. A terme, le géant de l’agro-alimentaire consommera 18% d’énergie renouvelable, contre 14% actuellement.

 

Le Kenya vient de déposer la 21e série de promesses climatiques sur le site de la convention Climat. Dans son INDC, Mombasa propose d’abattre de 30%, en 2030, ses émissions par rapport à un scénario tendanciel. Gain pour la collectivité: une quarantaine de millions de tonnes de CO2 par an. Mais pour en arriver là, il faudra que la communauté internationale investisse 40 milliards de dollars (36 Md€).

 

Plus étonnant, General Motors prévoit d’améliorer de 20% son intensité énergétique, d’accroître sa consommation d ‘électrons verts, de réduire l’intensité carbone et aquatique de ses usines, mais aussi d’abattre de 40% sa production de déchets entre 2010 et 2020. Le premier constructeur automobile US va fermer 150 décharges et interdire la mise en décharge.

Au total, commente l’administration Obama, ces promesses représentent 140 milliards de dollars (126 Md€) d’investissement «bas carbone». Des promesses dont la véracité reste aussi peu vérifiable que celle des INDC des Etats.



[1] INDC: Intended Nationally Determined Contribution (proposition de contribution déterminée au niveau national)

[2] Les deux tiers des installations d’Alcoa se situent hors des Etats-Unis.

 



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