Les moustiques africains victimes du changement climatique?

Le 30 août 2011 par Geneviève De Lacour
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Dans certaines régions d’Afrique, les moustiques porteurs du paludisme disparaissent. Mais les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi. Les chiffres indiquent que les mesures anti-moustiques sont relativement efficaces pour lutter contre la maladie en Afrique sub-saharienne. Mais une équipe dano-tanzanienne a développé une autre hypothèse, rapporte la BBC dans son édition du 26 août.

Toutes les données collectées en Tanzanie, en Erythrée, au Rwanda, au Kenya et en Zambie semblent indiquer une régression rapide de la malaria dans ces pays et notamment grâce aux moustiquaires et aux insecticides employés. Mais dans la revue Malaria Journal, certains scientifiques affirment que les insectes disparaissent également des zones qui ont été peu traitées.

Une équipe de scientifiques danois et tanzaniens a ainsi développé une théorie. Depuis plus de 10 ans ils capturent des moustiques dans des pièges posés en Tanzanie et les comptabilisent. En 2004, ils ont ainsi dénombré 5.000 individus. En 2009, le nombre de moustiques piégés se limitait à 14. Et plus important encore, la collecte a été réalisée dans des villages n’ayant appliqué aucune mesure anti-moustique (filets anti-moustiques ou usage d’insecticides).

L’équipe scientifique estime que le phénomène pourrait être causé par des modifications dans le cycle des pluies de la région. Ces averses devenues plus irrégulières pourraient perturber le cycle naturel de développement des moustiques. Cependant cette hypothèse reste discutée.

Le professeur Dan Meyrowitsch de l’université de Copenhague qui a dirigé l’étude nuance donc ses propos en précisant: «Cela peut être en partie le résultat de pluies chaotiques, mais, pour ma part, je ne pense pas que cela suffise à expliquer une aussi importante chute de la population de moustiques. Pour le moment, on peut juste se contenter d’affirmer que la population de moustiques porteurs de la malaria est presque éradiquée dans ces communautés.»

Et celui-ci de compléter: «Nous devrions aussi considérer qu’il ait pu se produire une épidémie parmi les moustiques, un virus ou encore un champignon.»

Les scientifiques de l’équipe affirment enfin que leur observation ne correspond pas à un cas isolé. 

 
 


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