Les morts peuvent aussi lutter contre le changement climatique

Le 12 mars 2008 par Victor Roux-Goeken
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Un cimetière australien a réalisé un beau coup de pub le jour de la ratification officielle du protocole de Kyoto par le gouvernement du pays. Désireux de rendre «propres» les funérailles de ses clients et de les inciter à lutter contre le changement climatique, le cimetière Centennial Park, situé à Adelaïde, 5e ville du pays, a réalisé le bilan carbone des enterrements et des crémations.

Sans surprise, une crémation émet plus de gaz à effet de serre (GES) qu'un enterrement, soit respectivement 160 et 39 kg de CO2. Mais au bout de 50 ans, durée d'une concession à Adelaide, et en tenant compte de la maintenance de la tombe, un enterrement aura émis 10% de GES de plus qu'une crémation. «Il faut surveiller la tombe, arroser, bêcher, résume Bryan Elliott, chef du cimetière. L'enterrement est un processus qui demande plus de travail et plus de ressources, fait consommer plus de carburant et génère plus de déchets qu'une crémation.»

L'initiative a été immédiatement suivie par des appels aux enterrements naturels, sans cercueil, où un arbre ferait office de stèle. Mais cela ne fonctionne pas dans le cimetière d'une grande ville, où l'espace est limité et les emplacements réutilisables, explique Bryan Elliott.

Le cimetière est prêt à prendre en charge le coût des émissions de CO2 des crémations, sans alourdir pour autant le montant des funérailles.




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