Les mobilités des personnes à l’honneur des Assises

Le 18 septembre 2017 par Marine Jobert
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La voiture restera le mode de transport dominant.
La voiture restera le mode de transport dominant.

Des mobilités partagées, propres, autonomes et connectées. Voilà le mantra des Assises de la mobilité, qui débutent ce 19 septembre et se tiendront jusqu’à la mi-décembre. Le fret est exclu des débats, au profit des transports de personnes et de la logistique urbaine. 

Faire une pause. Réfléchir. Orienter. Tel est le triptyque esquissé par le ministère des transports à la veille des Assises de la mobilité, qui s’ouvrent ce 19 septembre au palais Brongniart, à Paris. Après avoir annoncé en juillet un moratoire sur plusieurs grands projets d’infrastructures, le gouvernement a décidé de consulter, pour nourrir une loi d’orientation sur les transports qui sera présentée début 2018. «Nos représentations des mobilités ont besoin d’être mises à jour. Prendre en compte les nouveaux besoins nous paraît essentiel», explique-t-on au cabinet d’Elisabeth Borne.

10 milliards d’euros à trouver

Pendant trois mois, 6 ateliers thématiques vont se succéder, consacrés tour à tour à l’environnement, au numérique, aux fractures sociales et territoriales, à l’intermodalité, à la sécurité et à la sûreté, à la gouvernance et au financement. Ce dernier atelier sera crucial, car ce n’est pas moins de 10 milliards d’euros qu’il faudra trouver si l’Etat veut honorer ses engagements (dont 7 milliards pour les seuls nouveaux projets). Et les quelque 2 Md€ de budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) -assaisonnée par la Cour des comptes il y a un an- n’y suffiront pas. Pour sortir de cette «impasse financière», selon les propres mots du ministère des transports, un conseil d’orientation des infrastructures va voir le jour, appelé à durer au-delà des Assises. A sa tête, l’ex-député socialiste Philippe Duron, qui avait dès 2013 mis un coup de pied dans la fourmilière du tout-TGV avec son rapport Mobilités 21.

Jusqu’au 30 novembre, la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) lance la première édition de l’enquête nationale ‘Baromètre des villes cyclables’. Objectif: recueillir le ressenti des usagers sur la cyclabilité de leur ville, pour permettre aux collectivités de mieux cerner les attentes des citoyens qui souhaitent se déplacer à vélo. Questionnaire à retrouver sur parlons-velo.fr

Des ateliers en région

Des ateliers territoriaux -dont le nombre est pour l’heure inconnu- viendront récolter les doléances «dans les petits villes», les quartiers, en péri-urbain et en zone rurale. «L’objectif n’est pas de se substituer à ce que font les autorités locales sur leur territoire ou de traiter de problèmes locaux», prévient le ministère. Une plateforme numérique -c’est à la mode- viendra compléter le dispositif pour recueillir les contributions du public, des ONG et des parties prenantes.

Le fret sorti des Assises

A pied, à cheval, en voiture… le ministère des transports ne s’interdit aucune piste, mais il a délibérément écarté des débats le transport ferroviaire, le transport de marchandises, la logistique, le transport maritime et le secteur aérien. «Le sujet des mobilités est apparu tentaculaire: on s’est focalisé sur les mobilités des personnes, auxquelles s’ajoute la logistique urbaine», reconnaît-on au cabinet. «A l’automne» devraient se tenir des réunions entre les professionnels des secteurs concernés. Où, quand, avec qui? Prière de repasser. Des Assises du transport aérien sont annoncées au 1er trimestre 2018.

Le retour de l’écotaxe

Seule promesse: dans la loi de programmation, plusieurs scénarios seront présentés par le nouveau conseil d’orientation des infrastructures. Avec un impératif: il y aura égalité entre les ressources et les financements, ce qui aura pour effet de sceller le destin du canal Seine-Nord, du Lyon-Turin et du Bordeaux-Toulouse. L’avenir d’une écotaxe poids lourds, relancée par Elisabeth Borne, fera également partie des discussions des trois mois à venir.

 

Après l’avoir testé sur deux liaisons à Reims et Toulouse, BlablaCar étend son offre de covoiturage au quotidien sur l’Ile-de-France. 43% des Franciliens vont travailler en voiture, dont le taux d’occupation est de 1,05. La ville de Paris annonce de son côté l’installation de plusieurs zones de covoiturage aux portes de la capitale et une expérimentation auprès d’agents municipaux résidant dans des lieux éloignés des transports en commun ou travaillant à horaires décalés.

 



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