Les ménages, un quart des émissions nationales de GES

Le 14 février 2017 par Marine Jobert
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Les ménages, gros contributeurs nationaux.
Les ménages, gros contributeurs nationaux.

Une nouvelle comptabilité des émissions atmosphériques permet d’établir que les ménages français contribuent à hauteur de 27% aux émissions nationales. Un score stable, malgré les progrès en matière de logement, qui s’explique par l’accroissement de la part des transports.

25 années d’émission de polluants atmosphériques de l’industrie chimique, de la sylviculture, de la construction, de l’enseignement ou encore des assurances. Voilà ce que permet de consulter le Commissariat général au développement durable (CGDD) qui, pour la première fois, publie des comptes d’émissions atmosphériques sous un format qui permet de lire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de polluants atmosphériques émis par 64 branches d’activités économiques. Un vrai plus: les émissions directes des ménages peuvent désormais être identifiées en tant que telles.

Les polluants inventoriés sont les suivants: dioxyde de soufre (SO2), oxydes d'azote (NOx), composés organiques volatils non méthaniques (COVNM), méthane (CH4), monoxyde de carbone (CO), dioxyde de carbone (CO2), protoxyde d'azote (N2O), ammoniac (NH3) , hydrofluorocarbures (HFC), hexafluorure de soufre (SF6), perfluorocarbures (PFC), et les particules (PM10 et PM2,5).

Les transports en hausse

Et la facture est lourde: en 2014, les émissions directes des ménages représentent 27% des émissions nationales de GES. En 25 ans, ce score n’a quasiment pas évolué, quand les émissions de GES des activités économiques diminuaient sensiblement (-23%) entre 1990 et 2014. C’est que pendant que l’isolation thermique et les équipements plus performants permettaient une maîtrise des émissions liées au logement, on assistait à l’essor des émissions associées au transport (même si celles-ci ont tendance à diminuer depuis 2005).

Contributions de chaque secteur

Ce format intitulé Namea[1] est un outil d'analyse des relations entre économie et environnement mis au point par Eurostat, le service de statistique de la Commission européenne. Objectif: mieux comprendre l'articulation entre activités productives et pressions environnementales afin d'identifier les contributions respectives des différents agents économiques aux problèmes environnementaux considérés. Cet outil permet de mettre en relation les indicateurs macro-économiques (produit national brut, épargne nette, exportation, etc.) et l'environnement.

L’eurométropole strasbourgeoise va prochainement passer à Crit’Air, le système de vignettes qui permet d’exclure les véhicules en fonction de leur année de mise en circulation. Paris et sa banlieue, ainsi que Lyon et Grenoble les ont déjà adoptées. La région Alsace connaît un épisode de pollution aux particules fines.


[1] Namea: National Accounting Matrix Including Environmental Accounts

 



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