Les mauvaises graisses le sont aussi pour le cerveau

Le 23 mai 2012 par Romain Loury
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Pas bon pour la tête.
Pas bon pour la tête.

 

Les acides gras saturés sont néfastes pour la santé cérébrale des personnes âgées, tandis que les acides gras mono-insaturés sont bénéfiques, selon une étude publiée dans les Annals of Neurology.

Il s’agit là d’un phénomène connu depuis peu: les lipides qui sont bons pour le système cardiovasculaire, tels les acides gras insaturés (dont les oméga-3), le sont aussi pour les capacités cognitives. A contrario, les mauvaises graisses (acides gras saturés ou trans) pourraient aussi nuire au cerveau.

Dans leur étude menée sur 6.183 femmes de plus de 65 ans issues de la cohorte WHS (Women’s Health Study), Olivia Okereke, du Brigham and Women’s Hospital (Boston), et ses collègues vont au-delà des nombreuses analyses à l’instant «t» menées à ce jour: ils ont suivi l’évolution de ces personnes sur 4 ans, analysée selon leur régime alimentaire.

Selon leurs résultats, les femmes consommant le plus d’acides gras saturés déclinent plus vite, en particulier sur la mémoire verbale, comme si elles étaient âgées de «5 à 6 ans de plus». Leur risque de détérioration rapide sur 4 ans est accru de presque 70%.

A l’inverse, les femmes prenant le plus d’acides gras mono-insaturés, dont les oméga-3, paraissent «6 à 7 ans» plus jeunes, avec une baisse de 50% du risque de déclin rapide. D’autres types de lipides, jugés bons (acides gras polyinsaturés) ou mauvais (acides gras trans), semblaient en revanche sans impact.

Si les mécanismes en œuvre demeurent peu connus, les chercheurs évoquent un possible impact des graisses sur l’état inflammatoire de l’organisme, un effet directement protecteur de certains lipides sur le cerveau, voire une conséquence de l’état cardiovasculaire de la personne.

Au-delà des mauvaises graisses, certains édulcorants pourraient aussi avoir un effet néfaste sur le cerveau: c’est le cas du sirop de maïs, très riche en fructose, et composant majeur des sodas. Lors d’une récente étude américaine, des rats nourris pendant 6 semaines avec un régime riche en sirop de maïs retrouvaient difficilement leur chemin dans un labyrinthe, test auquel ils avaient été longuement entraînés lors d’une jeunesse sans «malbouffe».



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