Les marais irakiens toujours fragiles

Le 30 août 2006 par Claire Avignon
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Dans un communiqué, la Société écologique britannique s’inquiète de l’état écologique des marais irakiens, asséchés par le régime de Saddam Hussein dans les années 1990 pour punir la population autochtone des Arabes des marais. Il s’agira d’un des thèmes phares des rencontres annuelles de la société qui se déroulera à l’université d’Oxford du 5 au 7 septembre. Curtis Richardson, chercheur à l’université Duke, présentera ses travaux sur l’analyse écologique des marais irakiens. Selon lui, «il a été trouvé un taux remarquable relatif au rétablissement d’espèces natives comme des macro-invertébrés, des macrophytes (grandes plantes aquatiques), des poissons et des oiseaux des marais. Mais la restauration des marais reste problématique du fait d’une demande urbaine et agricole en constante augmentation en Irak, ainsi qu’en Turquie, en Syrie et en Iran, ce qui suggère que seule une partie des anciens marais va pouvoir être reconstituée.» Or, ces derniers sont réputés pour leur biodiversité, accueillant plus de 80 espèces d’oiseaux, dont la moitié de la population mondiale de la sarcelle marbrée et 90% de la rousserolle d’Irak. D’ailleurs, certains pensent que ces marais correspondent au Jardin d’Eden décrit dans la Bible. La région sert par ailleurs de filtre naturel pour les déchets et autres polluants. Depuis 2004, le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) développe un projet de restauration de la zone humide, financé par le gouvernement japonais.


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