Les maladies environnementales coûtent cher au contribuable américain

Le 06 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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76,6 milliards de dollars, soit 53 milliards d’euros. Le chiffre représente ce que les Américains ont dépensé en 2008 pour la santé de leurs enfants atteints d’une maladie dont la cause est environnementale.

Ce chiffre «édifiant» selon les scientifiques, a été rendu public le 4 mai par des chercheurs de l’université de médecine du Mount Sinaï de New York et publié dans l’édition de mai de la revue Health Affairs. En fait, il synthétise les résultats de trois nouvelles études, dont l’une fournit des chiffres précis sur l’impact économique des toxiques et de la pollution de l’air sur l’environnement.

Elle propose également la mise en place d’une nouvelle réglementation permettant d’évaluer les nouveaux produits chimiques arrivant sur le marché ainsi que ceux qui sont déjà commercialisés.

Le rapport liste les maladies environnementales et les coûts associés. Il faut noter que cette liste comprend des maladies dont l’origine peut être multiple.
 
Le saturnisme -empoisonnement par le plomb- arrive en première position avec un coût de 50,9 milliards $ (35 milliards €). Plus étonnant, l’autisme arrive en seconde position avec une note qui s’élèverait à 7,9 milliards $ (5,5 milliards €). Puis viennent les retards intellectuels (5,4 milliards $ -3,7 milliards €), l’exposition au mercure (5,1 milliards $ -3,5 milliards d’euros), l’hyperactivité (5 milliards $ -3,4 milliards €), l’asthme (2,2 milliards $ -1,5 milliard €) et les cancers des enfants (95 millions $, soit 65 millions €).
 
«Une nouvelle réglementation est nécessaire pour réduire les risques de maladies dues aux toxiques de l’environnement», a déclaré Leonardo Trasande, professeur de médecine préventive et de pédiatrie à l’université de médecine du Mount Sinaï. «Ces maladies chroniques et les coûts associés ne vont cesser d’augmenter si le problème n’est pas pris en compte.»
Il recommande de réduire les risques liés aux peintures au plomb ainsi que les émissions de mercure provenant des centrales à charbon.
 
«Il est évident que les valeurs-limites en matière d’émissions atmosphérique ne sont pas suffisantes pour la protection des enfant. Des efforts plus importants sont nécessaires pour réduire la pollution de l’air et leurs conséquences sur la respiration des plus petits», a-t-il précisé dans le rapport.
 
L’obésité serait également le résultat d’une exposition à des polluants chimiques, selon les propos de Leonardo Trasande. «De plus en plus de résultats scientifiques viennent corroborer l’idée que les perturbateurs endocriniens puissent être un des facteurs à l’origine de l’obésité des enfants», déclare le médecin.
 
«De tels produits chimiques se retrouvent dans l’environnement, les aliments, les produits de grande consommation et interfèrent avec notre métabolisme, le système hormonal ou la reproduction
 
Le médecin a aussi réexaminé une étude réalisée en 1997 par le professeur Philip Landrigan sur le même sujet. En comparant les données récentes avec celles de 1997, il a pu constater que l’exposition au plomb et les coûts de l’asthme ont diminué. Par contre, de nouveaux produits chimiques progressent, ainsi que de nouvelles maladies environnementales comme l’hyperactivité des enfants.


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