Les maladies du plomb en forte baisse

Le 22 novembre 2005 par Christine Sévillano
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fonderie
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La baisse des maladies dues au plomb est perceptible depuis plusieurs années, et pourrait se poursuivre avec l'interdiction du plomb dans les produits électriques.

A quelques mois de l'interdiction du plomb dans les produits électroniques attendue au 1er juillet 2006, Arlette Peletier, ingénieur responsable du département chimie analytique minérale à l'Institut national de la recherche et de la sécurité (INRS) (qui a récemment publié sur son site internet un point sur le plomb au travail), constate que le nombre de cas reconnus comme maladie liée au plomb s'est fortement réduit. On compte quelques dizaines de cas chaque année contre plus d'une centaine il y a 25 ou 30 ans, et même 250 en 1970. Plusieurs utilisations ont déjà disparu, comme dans les peintures, les hydrocarbures, le bâtiment, dans des applications de l'industrie chimique, des équipements automobiles ou encore les canalisations, qui sont progressivement remplacées; ce qui a entraîné la disparition des maladies professionnelles.

Mais il reste des applications dans la métallurgie, métier qui a connu des délocalisations, l'enlèvement des peintures anciennes, la fabrication de batteries automobiles, dont 90 à 95% du plomb est récupéré pour refaire des batteries. Ces applications représentent, selon l'étude Sumer de 2003, près de 130.000 salariés. Si des solutions alternatives existent, ce n'est pas le cas pour tous les produits: ainsi, pour le moment, aucune solution n'a été trouvée pour les batteries dont la fabrication représente 76% de la consommation française de plomb, qui s'est élevée à plus de 255.000 tonnes en 2004. Le principal danger pour les salariés est l'inhalation des poussières de plomb qui viennent alors se loger dans les poumons et dans le sang, ou même sont ingérées, et créent des risques de saturnisme, maladie qui atteint les fonctions cérébrales et le mécanisme de la reproduction.

«Le Code du travail, par un décret de 1988, a permis d'effectuer des progrès considérables», explique Arlette Peletier. Cette réglementation prévoit plusieurs dispositions de protection, comme la mise en place d'une pompe aspirante pour faire disparaître les particules dans l'atmosphère dans l'atelier. Les salariés doivent disposer de vestiaires différents pour les vêtements de travail et ceux de ville, séparés par des douches. L'employeur doit veiller à ce que les employés ne mangent pas sur leur poste de travail et doit faire assurer une surveillance médicale particulière par un médecin du travail si la concentration de plomb dans l'air est supérieure à 0,05 milligrammes par mètre cube (mg/m3) ou si la plombémie relevée chez les salariés est supérieure à 200 microgrammes par litre de sang (µg/l) pour les hommes, moitié moins pour les femmes. La valeur limite d'exposition réglementaire est de 0,1 mg/m3. Le problème du plomb ne s'arrête pas aux salariés, il présente aussi des risques en termes de santé publique puisqu'il peut polluer les sols et les nappes phréatiques.




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