Les maires anti-pesticides font front commun

Le 07 janvier 2020 par Stéphanie Senet
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Daniel Cueff préside le Collectif des maires anti-pesticides
Daniel Cueff préside le Collectif des maires anti-pesticides

Le collectif des maires anti-pesticides est devenu, le 19 décembre au Sénat, une association déclarée. L’occasion pour lui de porter de nouveaux recours au niveau national et de devenir un interlocuteur des acteurs du secteur agricole et agroalimentaire.

 

150 membres. C’est ce que représente, au 7 Janvier, le Collectif des élus anti-pesticides conduit par le maire (sans étiquette) de Langouët Daniel Cueff. «Nous avons créé une association pour obtenir une existence morale nous permettant de monter au créneau d’une seule voix», explique au JDLE Florence Presson, sa vice-présidente.

Deux recours dans les tuyaux

Au programme: deux recours sont déjà dans les tuyaux du collectif défendu par Corinne Lepage. Le premier vise les dispositions de l’arrêté du 30 décembre concernant l’épandage dans les zones non agricoles, comme les copropriétés et les jardins d’entreprise. «Le texte interdit en effet tout épandage à condition que la mesure soit édictée dans une charte d’engagement  à laquelle les maires des communes urbaines sont exclus. Ce qui est contraire au principe d’égalité devant la loi», estime le Collectif des maires anti-pesticides.

Le deuxième recours visera les dispositions de l’arrêté du 30 décembre concernant les distances minimales à respecter. «Deux pesticides particulièrement toxiques, ainsi que le glyphosate, pourront en effet être utilisés à 5 mètres seulement des habitations», affirme Florence Presson.

Un interlocuteur privilégié

Au-delà des recours judiciaires, l’association entend «être un interlocuteur privilégié des ministères, des associations d’agriculteurs et du monde de l’industrie agro-alimentaire». Avec pour objectif de «protéger la santé de tous» et de «donner des moyens aux territoires privilégiant les alternatives aux pesticides de synthèse».

Des champs de coquelicots / L’appel des coquelicots, qui demande l’interdiction des pesticides de synthèse, a reçu plus d’un million de soutiens selon un communiqué diffusé le 6 janvier par l’association.