Les liens se resserrent entre changement climatique et météo

Le 01 juillet 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le réchauffement climatique devrait accroître le nombre et la puissance des tempêtes.
Le réchauffement climatique devrait accroître le nombre et la puissance des tempêtes.

Un rapport, à paraître en octobre prochain, devrait enfin lier la survenue d’événements météorologiques extrêmes au changement climatique.

Des années durant, les climatologues ont refusé, officiellement du moins, de lier un événement météorologique extrême particulier au réchauffement global. Une situation qui devient de plus en plus intenable.
 
La plupart des modèles climatiques prévoient un accroissement du nombre de phénomènes météorologiques et climatiques sévères à mesure que la température moyenne globale s’élèvera.
 
Augmentation du nombre de journées et de nuits chaudes, multiplication des vagues de chaleur et de fortes précipitations, progression de la sécheresse, développement de l’activité cyclonique intense sont autant de phénomènes qui sont annoncés dans de nombreux articles scientifiques et dans le dernier rapport d’évaluation du Giec.
 
Mais le futur est déjà à nos portes, car le nombre de ces phénomènes se multiplient. Et leur ampleur s’accroit. Le dernier rapport du réassureur Munich Re montre un doublement, entre 1980 et 2010, du nombre de grandes catastrophes ayant un possible lien avec les changements climatiques: tempêtes, inondations, vague de chaleur, sécheresse, etc.
 
Pour mettre les choses au clair, les climatologues du monde entier, parmi lesquels ceux du Met Office britannique, du centre américain pour les recherches sur l’atmosphère (NCAR, selon l’acronyme américain) ou de l’administration US pour l’océan et l’atmosphère (NOAA, selon l’acronyme américain) ont joint, en 2009, leur force dans une informelle Attribution of Climate Events (Ace).
 
Mené dans le cadre du programme mondial de recherche sur le climat (PMRC, créé en 1980 par le Conseil international pour la science, l’Unesco et l’Organisation météorologique mondiale), ce travail devrait bientôt porter ses fruits.
 
L’équipe internationale de scientifiques devrait présenter ses conclusions lors du prochain colloque du PMRC, qui se déroulera fin octobre à Denver.
 
Mais certains ne résistent pas aux joies du teasing. «Nous avons certainement franchi le point qui nous interdisait d’attribuer au changement climatique la survenue d’un événement météorologique extrême», affirme, à The Independent, Peter Stott (Met Office).
«Il y a toujours plus de vapeur d’eau et toujours plus de chaleur: les deux ingrédients pour générer ces tempêtes, renchérit Kevin Trenberth (NCAR). Les modèles informatiques annoncent un assèchement progressif des régions sous-tropicales, des moussons plus humides et plus de vapeur dans les hautes latitudes. Mais nous observons déjà ces phénomènes».
 
Pour parvenir à ces très sommaires conclusions (pour le moment, du moins), les limiers de l’Ace ont étudié tous les événements météo d’ampleur de ces dernières années: des inondations qui dévastèrent le Royaume –Uni en 2000 (les pires depuis 1766) à la canicule de 2003, en passant par les tornades qui ont récemment dévasté certaines régions des Etats-Unis et les toutes dernières crues du Mississipi et du Missouri [JDLE].
 
Des phénomènes naturels certes, mais dont les effets ont été largement amplifiés par le changement climatique, estiment les climatologues de l’Ace.


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