Les Lander ne veulent pas de CO2 sous leurs pieds

Le 26 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le Bundesrat (la chambre représentant les 16 länder allemands, l’équivalent du Sénat français) a rejeté, vendredi 23 septembre, un projet de loi sur le captage-stockage géologique de CO2 (CSC).
 
Cette décision plonge Berlin dans l’embarras. Déjà voté au printemps par le Bundestag (assemblée nationale), ce texte transcrit dans le droit allemand la directive européenne du 23 avril 2009. Directive qui, en principe, doit être gravée dans le marbre juridique national avant le 25 juin… 2011. L’Allemagne est donc d’ores et déjà passible des tribunaux européens pour n’avoir pas appliqué la directive.
 
La constitution permet toutefois au gouvernement Merkel de court-circuiter le Bundesrat. Avec le risque de mécontenter les régions les plus concernées.
 
Mais ce n’est pas tout. L’Allemagne est partie prenante d’un programme européen d’essais de CSC, lequel prévoit qu’une douzaine d’opérations, de taille industrielle, aient démarré avant 2020.
 
Outre-Rhin, les industriels avaient prévu deux opérations de ce type. Mais devant l’hostilité de nombreuses collectivités (en Basse-Saxe et dans le Schleswig-Holstein, notamment) et d’ONG, l’électricien RWE a déjà jeté l’éponge. Ne reste plus que Vattenfall. Avant le vote du Bundesrat, l’énergéticien suédo-allemand entendait toujours construire sur son site de Jänschwalde (Land du Brandebourg) une nouvelle centrale thermique, de 250 à 300 mégawatts, équipée d’une installation de captage de CO2. Un investissement de 1,5 milliard d’euros qui pourrait être désormais réalisé hors d’Allemagne.


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