Les lacs nord-américains bénéficient du Clean air act

Le 03 janvier 2005 par Loïc Chauveau
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lacappalaches
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Les normes d’émissions de soufre et d’oxyde d’azote qui contraignent les centrales thermiques américaines ont un impact direct sur la qualité des eaux superficielles. C’est ce que montre une étude de l’Environnemental protection agency (Epa).

Depuis les premiers textes au début des années 70, le Congrès américain n'a cessé d'abaisser les normes d'émissions dans l'air des principaux industriels. Depuis quinze ans, les centrales thermiques au charbon sont elles aussi contingentées. Le soufre et le dioxyde d'azote sont les principaux polluants réglementés. Mais ces normes sont-elles efficaces ? Oui, vient de répondre dans une étude de l'EPA menée conjointement avec une demi-douzaine d'universités américaines.

Entre 1980 et 2000, les émissions de dioxyde de soufre des centrales thermiques du nord-est des Etats Unis ont baissé de 35%. Les émissions de dioxydes d'azote des centrales électriques ont de leur côté diminué de 18%. Pour mesurer la diminution des pluies acides et de leurs effets sur les eaux superficielles, l'Epa s'est appuyé sur son réseau de mesures disséminé dans les régions qui ont historiquement été le plus affectées : la Nouvelle Angleterre, les Adirondack Mountains de New York, le plateau du nord de la chaîne des Appalaches,  les provinces du Ridge et du Blue Ridge de Virginie, et les abords des grands lacs dans les Etats du Wisconsin et du Michigan. Les données sur la qualité de l'eau et les sédiments ont été collectées entre 1990 et 2000.

Pendant cette période, l'étude des sites du National Atmospheric Deposition Program (NADP, programme national sur les dépôts atmosphériques) montre une décrue des dépôts de polluants de 45%. Le mouvement  s'accélère, après 1995, les dépôts acides diminuent de 74%. Les concentration de dioxyde de soufre dans les pluies baissent dans toutes les régions. Ce sont les teneurs en dioxyde d'azote qui montrent le recul le plus faible. A cela rien d'étonnant : le secteur de l'énergie ne représente que 22% des tonnages relargués dans l'atmosphère loin derrière les transports.

L'abaissement régulier des normes d'émissions de soufre dans l'atmosphère constitue donc une amélioration pour la qualité des milieux naturels, lacs et forêts «il y a bien une corrélation directe entre les émissions et les dépôts de soufre, notent les chercheurs. La réduction des émissions des centrales électriques et de l'industrie se traduisent directement dans l'abaissement des dépôts». Mais pour les dioxydes d'azote, l'échec est patent. Les industries et le secteur de l'énergie ne sont pas seuls en cause. Les transports, les émissions des élevages et les engrais azotés constituent des sources plus importantes si bien que «on ne doit pas s'attendre à une baisse des dépôts azotés sur les sols et les eaux superficielles » conclu l'étude.

L'Epa affirme que l'amélioration de l'équilibre chimique des eaux superficielles pourrait amener à une reconstitution biologique des milieux. Cette hypothèse est en cours d'évaluation par une équipe d'universitaires qui analyse actuellement des populations de zooplanctons collectées durant l'été 2004. L'Epa affirme même que les biotopes pourraient retrouver l'état qui était le leur avant l'ère industrielle.


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