Les lacs aussi sont des puits de carbone

Le 26 novembre 2015 par Stéphanie Senet
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Une centaine de lacs nord-américains ont été passés à la loupe
Une centaine de lacs nord-américains ont été passés à la loupe

Le stockage de CO2 dans les lacs a quasiment doublé au cours des 100 dernières années, selon une étude publiée ce 26 novembre dans la revue Nature communications.

 

Les chercheurs des universités de Loughborough (Royaume-Uni), de Montréal (Québec) et du musée des sciences du Minnesota (Etats-Unis) ont ciblé leurs travaux sur une centaine de lacs nord-américains et ont évalué la quantité de carbone stockée dans les sédiments sur trois périodes: avant 1900, entre 1900 et 1950 et de 1950 à nos jours. Résultat: la quantité de carbone séquestré a augmenté en même temps que la température atmosphérique, passant en moyenne de 9,5 grammes par mètre carré et par an en 1880 à 15 g/m2/an aujourd’hui.

A noter qu’au plan régional, la progression la plus forte est enregistrée dans les Grands lacs, où le stockage du carbone a augmenté de 10,8 g/m2/an à 19,8 g/m2/an sur la même période. Les scientifiques ajoutent que d’autres facteurs accentuent le phénomène, comme l’exploitation forestière.

«La plupart de gens pensent que les lacs boréaux sont des écosystèmes vierges, protégés des impacts anthropiques. Nous venons de prouver le contraire. Cette hausse du stockage du carbone montre qu’ils sont directement touchés par le changement climatique», observe John Anderson, professeur au département de géographie à l’université de Loughborough.

 

 



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