Les jouets vendus en France sous la loupe de la DGCCRF

Le 22 janvier 2014 par Marine Jobert
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Un tapis d'éveil contenant du formamide.
Un tapis d'éveil contenant du formamide.
DR

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient de publier le bilan de son plan de contrôle annuel «jouets». Près de 18.800 articles ont été examinés et quelque 800 d’entre eux ont fait l’objet d’analyses plus poussées. C’est surtout la sécurité des bambins qui accapare les agents du ministère de l’économie; lesquels ont étudié en détail la présence de petits éléments ou l’accessibilité au rembourrage d’une peluche ou d’une poupée en tissu (risque d’ingestion, donc de suffocation et d’étouffement), la force magnétique de pièces composant un jeu de construction (occlusion intestinale), la longueur de corde d’un jouet à tirer (étranglement), la facilité d’accès à un boîtier de piles pour les jouets électriques (brûlures), le niveau sonore des jouets acoustiques (traumatisme auditif), etc.

 

Mais ils ont aussi consacré une partie de leurs investigations à tester la composition chimique des jouets. Dans 13,5% des cas, la présence de substances CMR (cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction) a été détectée. «Dans la grande majorité des cas, il s'agit de phtalates réglementés (DEHP, DBP, BBP, DINP, DIDP, DNOP)», précise la DGCCRF interrogée par Le Journal de l’environnement. Ces recherches ont été effectuées de manière systématique dans certains cas («lorsque le jouet est en matière plastique PVC, il y a recherche des phtalates») ou en fonction de la nature des matériaux («avec des jouets en mousse, il y a recherche de formamide[1]»). Les phtalates sont le plus souvent retrouvés dans les parties en plastique souple et plus précisément en PVC. «Les textiles ou les rembourrages ne sont pratiquement jamais en cause», précise la DGCCRF.

 

Concernant les contraventions à la réglementation, si 90% des jouets présents sur le marché national sont importés, «aucune origine géographique n'apparaît plus ‘à risque’ qu'une autre sur le plan chimique», indique Bercy. La situation aurait plutôt tendance à s’être améliorée depuis la dernière vague de contrôle puisque, lors de l'enquête précédente, la proportion d'anomalies dues à la présence de substances CMR était de 22,1%.

 



[1] Le formamide a fait l’objet d’une alerte sanitaire en 2010, suite à la détection de sa présence dans des tapis d’éveil. Il est classé comme une substance reprotoxique de catégorie 2 au sens de la directive relative à la classification, à l'emballage et à l'étiquetage des substances et préparations dangereuses (reprotoxique de catégorie 1B au sens du règlement CLP 1272/2008, applicable depuis le 1er décembre 2010), avec la phrase de risque R61: «Risque pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant». Le formamide a été inscrit en 2012 sur la liste des substances extrêmement préoccupantes candidates à la procédure d'autorisation dans le cadre de Reach.

 

 

 



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