Les infections alimentaires à la hausse au Royaume-Uni

Le 08 septembre 2011 par Romain Loury
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Le taux d’infections alimentaires a bondi de 43% en 15 ans au Royaume-Uni, mais les patients se rendent moins souvent chez le généraliste, selon une étude menée par l’agence britannique chargée de la sécurité sanitaire des aliments, la Food Standards Agency (FSA).
 
Environ 17 millions de personnes malades chaque année, soit un quart de la population britannique: tel est le bilan des infections alimentaires chaque année au Royaume-Uni, selon les résultats de l’étude IID2, publiés mardi par la FSA.
 
Menée sur les années 2008-2009, cette grande enquête vient actualiser l’étude précédente, IID1, conduite entre 1993 et 1996. Elle se décline en trois grands volets: une analyse prospective (7.033 personnes suivies pendant un an), une étude menée chez des généralistes et une enquête téléphonique.
 
Avec 27,4% de personnes touchées par an, l’analyse prospective révèle une hausse de 43% du taux d’infection par rapport aux années 1990. Parmi les pathogènes les plus abondants, le norovirus (16,2%), suivi du sapovirus (9,2%), du Campylobacter spp. (4,6%) et du rotavirus (4,1%).
 
Mais dans le même temps, le recours au généraliste a baissé de 50%, portant le taux de consultation à seulement 2%. Résultat: les infections sont de moins en moins rapportées aux autorités sanitaires. Pour toute maladie dont celles-ci ont vent, 147 surviennent dans le même temps! Dans les années 1990, ce ratio n’était «que» d’un pour 85.
 
Selon les experts de la FSA, environ la moitié de la population britannique doit s’absenter du travail chaque année en raison d’une infection alimentaire, soit un total de 19 millions de jours de travail perdus (11 millions chez les personnes en âge de travailler).
Source particulière d’inquiétude, la bactérie Campylobacter, première cause de consultation parmi ces infections. «Nous savons que la contamination des poulets [par ce germe] est beaucoup trop fréquente au Royaume-Uni, et nous travaillons étroitement avec les industriels pour en réduire le taux», assure le directeur scientifique de la FSA, Andrew Wadge, dans un communiqué de l’agence.


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