Les industriels sud-coréens font de la résistance

Le 22 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour un peu, on se croirait revenu au début des années 2000, au moment où la Commission européenne peaufinait son projet de marché communautaire des quotas d’émission de CO2. Pas une semaine sans, qu’à l’époque, consultants et autres think tanks plus ou moins téléguidés par l’industrie lourde ne promettent l’apocalypse économique et industrielle en cas de mise en œuvre du marché du carbone.
 
Sept ans après son ouverture, l’Emission Trading Scheme (ETS, le marché communautaire de quotas d’émission dans le jargon communautaire) bat son plein et peu nombreux sont les sites industriels à se plaindre.
 
En Corée du Sud, nous n’en sommes pas encore là. En décembre 2009, lors du fameux sommet climatique de Copenhague, les dirigeants du Pays du matin frais avaient annoncé leur volonté d’abattre d’un tiers les émissions carbonées nationales d’ici 2020 (par rapport à un scénario tendanciel). Avec pour arme principale: la mise en œuvre d’un ETS local. Parallèlement, le gouvernement entend fixer des limites d’émission aux 471 sites industriels, tertiaires et agricoles émettant plus de 25.000 tonnes de CO2 par an.
 
Dans la région, seules l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont opté pour cette solution.
Alors que l’assemblée nationale sud-coréenne (Gukhoe) se prépare à examiner un projet de loi (son adoption est prévue pour le mois de décembre), les rapports sortent et promettent, de nouveau, un tsunami économique.
 
La chambre de commerce et d’industrie coréenne estime ainsi que la monétarisation du carbone va coûter 5.600 milliards de wons (en pertes de marché pour les entreprises locales), soit 3,5 milliards d’euros.
 
Pas du tout, rétorque le Korea Economic Research Institute, qui évalue à à 12.000 milliards de wons (7,62 Md€) le coût de la maîtrise des rejets carbonés de l’industrie lourde (pétrochimie, énergie, sidérurgie).
Depuis 1990, les rejets sud-coréens ont plus que doublé. La 12e puissance économique du monde est le 8e émetteur mondial de gaz à effet de serre.
 


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