Les Indiens isolés du Pérou menacés par des projets gaziers

Le 25 mars 2013 par Marine Jobert
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Ils vivent dans un isolement volontaire, dans des régions parmi les plus reculées de la forêt amazonienne, sur le territoire péruvien. La vie séculaire de ces peuples  est menacée par l’extension d’un projet gazier, Camisea, conduit par un consortium Pluspetrol (Argentine), Hunt Oil (USA) et Repsol (Espagne). Inquiet, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (Cerd), qui dépend du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, a demandé dans un courrier «la suspension immédiate» du projet d’expansion auprès du gouvernement péruvien.   C’est au cœur du «lot 88» que les trois compagnies envisagent d’opérer. Une vingtaine de puits d’exploration sont déjà prévus, après une campagne de tests sismiques dans la forêt (à l’aide de milliers d’explosifs). «Ces opérations auront un effet dévastateur sur les Indiens qui dépendent de la forêt et du gibier pour leur survie. Par ailleurs, étant très vulnérables aux maladies introduites par les étrangers, tout contact peut s’avérer mortel», dénonce Survival France.  En 2003, rappelle l’association, la Banque interaméricaine de développement avait fait pression pour qu’un décret suprême soit adopté, qui interdisait toute expansion du projet. «Mais en avril 2012, dans une violation flagrante de ce décret, le ministère de l’énergie a approuvé l’expansion partielle de Camisea. Il doit prochainement approuver l’étape suivante de cette expansion, d’un coût de 370 millions d’euros», détaille Survival France.   La Convention 169, relative aux droits des peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants et adoptée en 1989 par l’Organisation internationale du travail, devrait protéger la réserve Nahua-Nanti, créée en 1990 pour protéger les terres et la vie des Indiens isolés. Mais «elle n’est respectée ni par le gouvernement péruvien, ni par les compagnies qui envahissent les terres indigènes», dénonce Survival France. L’expansion projetée déborderait également sur le Manu National Park, un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
Ils vivent dans un isolement volontaire, dans des régions parmi les plus reculées de la forêt amazonienne, sur le territoire péruvien. La vie séculaire de ces peuples est menacée par l’extension d’un projet gazier, Camisea, conduit par un consortium Pluspetrol (Argentine), Hunt Oil (USA) et Repsol (Espagne). Inquiet, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (Cerd), qui dépend du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, a demandé dans un courrier «la suspension immédiate» du projet d’expansion auprès du gouvernement péruvien. C’est au cœur du «lot 88» que les trois compagnies envisagent d’opérer. Une vingtaine de puits d’exploration sont déjà prévus, après une campagne de tests sismiques dans la forêt (à l’aide de milliers d’explosifs). «Ces opérations auront un effet dévastateur sur les Indiens qui dépendent de la forêt et du gibier pour leur survie. Par ailleurs, étant très vulnérables aux maladies introduites par les étrangers, tout contact peut s’avérer mortel», dénonce Survival France. En 2003, rappelle l’association, la Banque interaméricaine de développement avait fait pression pour qu’un décret suprême soit adopté, qui interdisait toute expansion du projet. «Mais en avril 2012, dans une violation flagrante de ce décret, le ministère de l’énergie a approuvé l’expansion partielle de Camisea. Il doit prochainement approuver l’étape suivante de cette expansion, d’un coût de 370 millions d’euros», détaille Survival France. La Convention 169, relative aux droits des peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants et adoptée en 1989 par l’Organisation internationale du travail, devrait protéger la réserve Nahua-Nanti, créée en 1990 pour protéger les terres et la vie des Indiens isolés. Mais «elle n’est respectée ni par le gouvernement péruvien, ni par les compagnies qui envahissent les terres indigènes», dénonce Survival France. L’expansion projetée déborderait également sur le Manu National Park, un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
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Ils vivent dans un isolement volontaire, dans des régions parmi les plus reculées de la forêt amazonienne, sur le territoire péruvien. La vie séculaire de ces peuples[1] est menacée par l’extension d’un projet gazier, Camisea, conduit par un consortium Pluspetrol (Argentine), Hunt Oil (USA) et Repsol (Espagne). Inquiet, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (Cerd), qui dépend du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, a demandé dans un courrier «la suspension immédiate» du projet d’expansion auprès du gouvernement péruvien.

 

C’est au cœur du «lot 88» que les trois compagnies envisagent d’opérer. Une vingtaine de puits d’exploration sont déjà prévus, après une campagne de tests sismiques dans la forêt (à l’aide de milliers d’explosifs). «Ces opérations auront un effet dévastateur sur les Indiens qui dépendent de la forêt et du gibier pour leur survie. Par ailleurs, étant très vulnérables aux maladies introduites par les étrangers, tout contact peut s’avérer mortel», dénonce Survival France.

En 2003, rappelle l’association, la Banque interaméricaine de développement avait fait pression pour qu’un décret suprême soit adopté, qui interdisait toute expansion du projet. «Mais en avril 2012, dans une violation flagrante de ce décret, le ministère de l’énergie a approuvé l’expansion partielle de Camisea. Il doit prochainement approuver l’étape suivante de cette expansion, d’un coût de 370 millions d’euros», détaille Survival France.

 

La Convention 169, relative aux droits des peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants et adoptée en 1989 par l’Organisation internationale du travail, devrait protéger la réserve Nahua-Nanti, créée en 1990 pour protéger les terres et la vie des Indiens isolés. Mais «elle n’est respectée ni par le gouvernement péruvien, ni par les compagnies qui envahissent les terres indigènes», dénonce Survival France. L’expansion projetée déborderait également sur le Manu National Park, un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

 



[1] les Cacataibos, les Isconahua, les Matsigenka, les Mashco-Piro, les Mastanahua, les Murunahua (ou Chitonahua), les Nanti et les Yora

 



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