Les incendies russes ne contaminent pas la France

Le 05 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les incendies qui ravagent la Russie d’Europe présentent-ils des risques radiologiques ? Près d’un quart de siècle après, certaines régions occidentales de la Russie sont toujours contaminées par les retombées de la catastrophe de Tchernobyl. D’où l’inquiétude de certains observateurs. Le bois des arbres tend à concentrer certains radionucléides présents dans le sol et absorbés par les racines . « En cas de combustion de ce bois, explique l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans un communiqué, ces radionucléides peuvent être pour partie libérés dans les fumées et ainsi conduire à une contamination de l’air. »

Ce phénomène n’est pas qu’hypothétique. « Entre 2002 et 2006, l’IRSN a déjà pu mesurer une très faible contamination de l’air au dessus de la France lors d’incendies de forêt très importants en Biélorussie, Russie et Ukraine. Cependant, les niveaux de concentration en particules de césium sont tellement bas qu’ils ne peuvent absolument pas engendrer une inquiétude sanitaire. »

En 2002, l’activité en césium 137 la plus importante mesurée par les capteurs de l’IRSN a été de 1,5 microbecquerel par mètre cube d’air (1,5 millionième de Bq), à peine plus de trois fois le niveau moyen de l’année 2002. Ces pics d’activité étaient liés à ces multiples incendies .

De telles micro-pollutions ne sont pas rares, souligne l’IRSN. « Un accroissement similaire de l’activité du césium 137 de l’air est également observé en France en hiver, période d’utilisation du bois de chauffage dans les pays de l’Est touchés par les retombées de l’accident de Tchernobyl. Ces élévations d’activité sont épisodiques et apparaissent généralement lorsque la France est sous l’influence de vents est-nord-est. Ces événements représentent de très faibles niveaux d’activité.

Extrêmement faibles, les variations de concentration en césium 137 dans l’air ne sont pas mesurables par les balises de détection du réseau d’alerte Téléray exploité par l’IRSN. L’Institut de Fontenay-aux-roses devra attendre quelques semaines les résultats de mesure des prélèvements d’aérosols des stations du réseau Opera-Air. D’éventuelles traces de pollution radioactive imputable aux incendies russes ne pourront être décelées que si la France est exposée au panache de fumées. Or, ces derniers jours, les vents soufflant sur l’Hexagone étaient plutôt orientés nord-ouest.



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