Les hydrocarbures arctiques moins intéressants que prévu

Le 04 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Abondants, les hydrocarbures arctiques resteront très chers
Abondants, les hydrocarbures arctiques resteront très chers

Avec l’octroi à Shell de permis d’exploration en Alaska et les récents forages réalisés au large du Groenland, le doute n’est plus permis. L’Arctique est la prochaine frontière pétrolière du monde. Ce qui est vrai sur le papier.

Selon l'Institut de géophysique américain (USGS), l'Arctique pourrait ainsi receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel restant à découvrir sur la planète. Considérable.

Pourtant, malgré les appétits des compagnies pétrolières et des Etats avides de royautés, il n’est pas certain que les glaces du Nord se couvrent de sitôt de derricks et de pipelines.

Dans un article publié ces jours-ci par Energy Economics, Lars Londholt (institut norvégien de statistiques) et Solveig Glomsrød (centre international de recherches sur le climat et l’environnement) jettent un pavé dans la mare glacée.

Malgré l’importance des réserves, les deux scientifiques estiment que la part de l’Arctique dans l’approvisionnement en hydrocarbures restera mineure et qu’elle diminuera dans le temps.

Même si elle double en valeur absolue sur cette période, la production de pétrole dans l'Arctique verra sa part passer de 10% de la production mondiale en 2010 à 8% en 2050. Pour le gaz naturel, la baisse devrait être encore plus prononcée avec une part tombant de 27 à 22%.

Les volumes déclineront même en valeur absolue jusqu'en 2030, avant de repartir à la hausse, précise l'étude. Ce recul s'explique par l'essor des hydrocarbures non conventionnels, tels que le gaz de schiste en Amérique du Nord, et le développement de la production de gaz conventionnel au Moyen-Orient, deux sources largement moins onéreuses à exploiter que les hydrocarbures du Grand Nord.??

Illustration de ces difficultés, l'avenir de l'énorme projet gazier Chtokman, dans les eaux russes de la mer de Barents, reste très incertain, près de 25 ans après sa découverte [JDLE].??

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0140988312001296

http://www.journaldelenvironnement.net/article/gazprom-la-derniere-victime-des-gaz-de-schiste-us,30497



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