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Les humains font trop de bruit… même sous l’eau

Le 26 août 2011 par Geneviève De Lacour

Se pourrait-il que l’héritier de Jack l’éventreur ait jeté son dévolu sur des phoques? Sur les côtes anglaises, 90 carcasses de phoques atrocement mutilés ont été retrouvés échouées au cours des derniers mois et leur nombre ne cesse d’augmenter. La question taraude les scientifiques britanniques: qui est le coupable?

Des scientifiques de l’unité de recherche sur les mammifères marins de la célèbre université écossaise de St Andrews ont leur petite idée. Ils suspectent le fait que la femelle phoque soit attirée par le bourdonnement des hélices de bateau, lesquels produisent des sons à basses fréquences  qui imitent le cri du mâle en période d’accouplement. Les tests acoustiques réalisés par les chercheurs écossais ont confirmé l’hypothèse de la méprise : croyant rejoindre un congénère, les pinnipèdes femelles se font, en fait, aspirer par les hélices des bateaux.

«Nous avons observé qu’en été les décès ne concernent presque exclusivement que les femelles, pendant donc la période de reproduction, et en hiver les plus jeunes des phoques gris», souligne David Thompson, responsable de ce programme, qui recherche maintenant le type d’hélice provoquant les blessures les plus graves.

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), a décidé d’organiser du 30 août au 1er septembre à Paris, une conférence  sur le sujet. Elle traitera de l’impact sonore des activités humaines en haute mer (notamment de loisirs, pêcheurs, production énergétiques, militaires… ). Des activités qui ont considérablement augmenté au cours des dernières décennies et qui accroissent les niveaux de bruit de l'océan. Depuis déjà quelques temps, des scientifiques comme Michel André de l’université de Catalogne, tentent d’alerter sur ce thème considérant que la pollution sonore générée par les activités humaines peuvent affecter la santé et le comportement des animaux marins.

A signaler aussi, qu’Outre-Rhin  depuis le 13 août dernier, des constructeurs et exploitants de parcs éoliens offshore testent 5 différentes méthodes pour réduire le bruit lors de la construction et de l’exploitation de parcs éoliens. Cette série de tests est effectuée sur le « Pfahl Brodtener » au large de Brodten et de Travemünde. Contrairement à d'autres pays européens, les implantations côtières allemandes sont dans des zones profondes près d'un littoral souvent constitué de falaises. Les industriels allemands ont la volonté de réduire les bruits durant l'installation et l'exploitation des parcs éoliens marins et cela alors que l’Allemagne est le seul pays européen ayant construit des éoliennes offshore sans avoir installé des bouées sonar pour maintenir les mammifères à distance.

 

Sur le même sujet :

http://www.journaldelenvironnement.net/article/et-si-les-eoliennes-offshore-perturbaient-les-poissons,23170
http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-animaux-marins-victimes-des-nuisances-sonores,13860
 


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