Les Grésillons complètent l’assainissement de Paris

Le 15 octobre 2004 par Loïc Chauveau
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Le SIAAP a donné le premier coup de pioche de l’usine d’assainissement des Grésillons à Triel-sur-Seine (Yvelines). Une étape importante dans la mise en oeuvre du plan de gestion des eaux usées parisiennes en cours jusqu’en 2015.

En aval de Poissy, l'usine des Grésillons est destinée à se substituer à la station d'épuration de Carrières-sous-Poissy qui ne répond plus aux normes réglementaires d'assainissement . En 2007, cette usine traitera les eaux urbaines du Syndicat intercommunal d'assainissement de la région de l'Hautil (SIARH) et du Syndicat intercommunal d'assainissement de la région d'Enghien (SIARE). Sa capacité est de 100.000 mètres cubes par jour par temps sec et de 156.000 mètres cubes par temps de pluie, de quoi couvrir les besoins de 300.000 équivalent-habitants.

Le syndicat intercommunal pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAPP) complète ainsi son dispositif de traitement. Les Grésillons est une usine de nouvelle génération. Outre les efforts d'intégration paysagère et de limitation des nuisances et notamment des odeurs, cette station est équipée d'un procédé de traitement de l'eau "biologique sur culture fixée" permettant l'élimination de la pollution carbonée, azotée et phosphatée. Les rejets dans la Seine seront conformes aux exigences futures permettant d'atteindre l'objectif d'une ressource en eau en bon état en 2015. La société Stereau, filiale de la SAUR (groupe Bouygues) a construit trois étages de filtres. Le premier, composé de huit biofiltres de 112 mètres carrés élaborés à partir d'un matériau granulaire immergé colonisé par des bactéries fixées, et le second de 14 biofiltres de 112 mètres carrés, assurent la transformation de l'azote ammoniacal des eaux usées en nitrate. Le troisième étage de six biofiltres de 81 mètres carrés transforme le nitrate en azote gazeux.

La nouvelle usine coûtera 173 millions d'euros financés à 40% par le SIAPP, 40% l'Agence de l'eau Seine-Normandie et 20% la région Ile-de-France. Son ouverture en 2007 marquera le quasi-achèvement de la réalisation du "scénario C" adopté lors de la signature du contrat de bassin le 6 mars 2000.

Ce scénario est issu du constat que le système d'épuration des eaux usées de Paris et sa proche banlieue reposant principalement sur la seule station d'Achères (la plus grande du monde avec celle de Chicago) ne permet pas le respect des normes de rejet prévues pour 2015. Les élus locaux de l'agglomération adoptent alors un plan qui prévoit la réhabilitation et l'aggrandissement des stations de Valenton, de Colombes et de Noisy-le-Grand sur la Marne et la construction des usines des Grésillons et La Morée en Seine-Saint-Denis. Il s'agit de délester petit à petit l'usine d'Achères d'une partie des eaux usées pour répartir la charge de dépollution. Achères doit également être mis aux normes.

Jusqu'en 2005, le SIAPP doit dépenser 1,6 milliards d'euros, l'Agence de l'eau 2,4 milliards et la Région Ile-de-France 32 millions par an. Le premier coup de pioche de l'usine des Grésillons marque donc le départ des grands travaux de construction, l'usine de la Morée devant suivre bientôt.

Le 4 juillet dernier, c'est l'usine d'Achères qui a fêté les débuts des travaux de mise aux normes de l'unité de nitrification-dénitrification. Ce chantier est estimé à 390 millions d'euros. A la réception des chantiers d'Achères et des Grésillons, en 2007, le système d'épuration des eaux usées de l'agglomération parisienne aura changé de visage.

Aujourd'hui, sur les trois millions de mètres cubes d'eaux usées réceptionnées chaque jour, Achères traite 2,1 millions de mètres cubes, Valenton 300.000, Colombes 240.000 et Noisy-le-Grand 30.000. En 2007, Achères ne traitera plus que 1,7 million de mètres cubes, Valenton 600.000, Colombes 240.000, Noisy-le-Grand 70.000 et les Grésillons 100.000. Ne manquera plus que l'usine de la Morée pour compléter l'éventail prévu par le scénario C.


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