Les grands lacs se réchauffent

Le 24 novembre 2010 par Célia Fontaine
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La température des grands lacs du globe augmente en moyenne de 0,45 degré Celsius par décennie depuis 25 ans, constate une étude de la Nasa publiée le 23 novembre dans Geophysical research letters. L’hémisphère Nord est le plus touché.

Des mesures de températures ont été effectuées à l’aide de satellites[1] par une équipe du « Jet Propulsion Laboratory » (JPL), de l'agence spatiale américaine à Pasadena (Californie, Ouest) sur 167 lacs du monde entier d’au moins 500 kilomètres carrés de superficie. Les chercheurs se sont focalisés sur les températures d’été (juillet à septembre dans l’hémisphère Nord et janvier à mars dans l’hémisphère Sud). Il est en effet difficile de collecter des données durant les saisons où les lacs sont recouverts de glace ou masqués par les nuages.

Les résultats montrent que certains lacs se sont réchauffés de 1°C en 10 ans. Cela peut sembler peu, mais même un léger réchauffement peut bouleverser les écosystèmes. Un article publié le 16 mai dernier dans Nature Geoscience montre les effets du réchauffement sur la productivité du deuxième plus grand lac au monde (en volume et en profondeur), le Tanganyika, à la frontière de la Tanzanie à l’est de l’Afrique et de la République démocratique du Congo. Avec une hausse de 0,9° de la température en surface, il y a moins de mélange des eaux profondes et des eaux de surface, ce qui affecte la vie aquatique, qui devient moins productive. En outre, les algues peuvent proliférer et rendre le lac toxique pour les poissons.

L’analyse de la Nasa confirme donc les études précédentes, et « offre une nouvelle source indépendante de données évaluant l'impact du changement climatique dans le monde », explique Philip Schneider du JPL, principal auteur de l’étude.

Le nord de l’Europe semble le plus touché par le réchauffement. Les températures estivales grimpent plus vite à l'Est, notamment en Sibérie, en Mongolie et dans le nord de la Chine. L’Europe du Sud semble moins subir ces changements, notamment autour de la mer Noire et de la mer Caspienne ainsi qu'au Kazakhstan.



[1] Satellites de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Nooa) et de l’Agence spatiale européenne 



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