Les graines germées n’ont pas eu la peau du bio

Le 30 septembre 2011 par Geneviève De Lacour
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En dépit de la crise et de prix généralement supérieurs, le marché des produits alimentaires bio devrait approcher en 2011 un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros. La hausse est supérieure à 10%, a annoncé le 29 septembre Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio.

«Dans le contexte actuel de crise, les consommateurs confirment leur intérêt pour les produits bio», affirme la responsable de ce groupement d'intérêt public chargé de la promotion de l'agriculture biologique.

«Déjà pour le premier semestre 2011, toutes les grandes familles de produits bio ont enregistré une croissance d'au moins 10%», précise Elisabeth Mercier. Elle cite les ventes de lait en hausse de 10% en volume, le beurre (+11%), les œufs et le poulet (+18%).

Le bio fait mieux encore dans d'autres secteurs où il n'était pas encore fortement implanté, comme les plats cuisinés, les compotes en conserve, les pâtisseries pré-emballées, les laits infantiles, ou encore les céréales pour petits-déjeuners.
 
Tous circuits de distribution confondus, en 2010, ce sont les produits d'épicerie qui arrivent en tête (20%) des achats bio des Français, devant les fruits et légumes (17%), le lait et les produits laitiers (15%). Pain, farine et vin arrivent à égalité derrière (10%).
 
«Les difficultés qu'a connues l'Allemagne cet été (avec la crise E.Coli, NDLR) a entraîné une baisse de la consommation de concombres et tomates dans le secteur bio comme dans le secteur traditionnel», reconnaît la directrice de l’Agence Bio. Mais, selon elle, la consommation a repris dès le mois de juillet. Les maraîchers traditionnels ont, quant à eux, été beaucoup plus touchés par la crise sanitaire. Ces derniers estiment leurs pertes à environ 30 M€.
 
Pour répondre à la demande, la France continue à importer en masse, notamment des fruits et des légumes. Cependant, «nous sommes en train de resserrer le ciseau grâce à une augmentation de la production et aussi une meilleure organisation des filières», affirme François Thiéry, président de l'Agence Bio et éleveur bio dans les Vosges.
 
La France, en retard par rapport à bon nombre de pays européens, n'atteindra pas les objectifs fixés dans le cadre du Grenelle de l'environnement, à savoir porter à 6% d’ici fin 2012 la surface agricole consacrée au bio. Selon Elisabeth Mercier, «on devrait approcher les 4%».
 
Fin 2010, seules deux régions (Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon) dépassaient les 6% de surfaces agricoles bio. En queue de peloton figuraient Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Picardie avec moins de 1%.
 
A propos des prix des produits bio, souvent critiqués pour leur cherté, les responsables ont reconnu que les écarts avec les produits traditionnels étaient «variables, souvent supérieurs».
 


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