Les GES anthropiques nous réchauffent de plus en plus

Le 10 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ce n’est pas tout à fait une surprise, mais cela va encore mieux en le disant. La concentration des gaz à effet de serre (GES) anthropiques progresse. Et son effet sur le réchauffement aussi. C’est ce que révèle l’indice annuel des gaz à effet de serre (Aggi) qu’établit, chaque année depuis 2004, l’administration américaine de la météorologie et des océans (Noaa).
 
Originale, cette étude évalue non seulement les concentrations dans l’atmosphère d’une vingtaine de GES (du dioxyde de carbone au protoxyde d’azote, en passant par le HCFC22 ou le halon 1211), mais elle tient aussi compte de leur pouvoir de réchauffement global spécifique. Ce qui permet d’en déduire l’impact sur l’évolution de la température moyenne globale.
 
Culminant, pour le moment, à 389 parties pour million (ppm), la concentration de gaz carbonique a progressé en moyenne de 1,68 ppm par an entre 1979 et 2010. Durant la même période, la concentration de protoxyde d’azote s’est accrue de 8,3%. Après avoir décliné entre 1983 et 1999, la concentration de méthane est repartie à la hausse. Contrairement à celle de nombreux gaz de synthèse qui, en grande partie à cause de l’application du protocole de Montréal, ont tendance à diminuer.
 
Globalement, indique cette dernière mouture de l’Aggi, le forçage radiatif de ces 20 GES a tout de même progressé de 29% entre 1990 et 2010. Des données tout à fait compatibles avec celles publiées dans le 4e rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec).
 



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