Les gaz de schiste: un flop à l’anglaise?

Le 19 janvier 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas assez de forages, outre-Manche, pour évaluer l'importance des gisements de gaz de schiste.
Pas assez de forages, outre-Manche, pour évaluer l'importance des gisements de gaz de schiste.
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David Cameron est le Premier ministre du Royaume-Uni. Leader des Tories, il a fait campagne en promettant de diriger le plus vert des gouvernements que le Royaume-Uni aurait jamais eu. Le masque tombe peu à peu.

En cause, notamment, la politique énergétique. Contraint par des objectifs climatiques très ambitieux (-80% d’émission de CO2 entre 1990 et 2050), le Royaume-Uni peine pourtant à décarboner son secteur énergétique. Certes, moyennant un contrat léonin conclu avec EDF Energy, deux (voire quatre) réacteurs nucléaires pourraient être construits dans les prochaines années.

Pour le reste, l’administration Cameron est partagée entre ses promesses et ses envies. Oubliant les discours électoraux, le successeur de Gordon Brown veut réduire à néant les aides publiques aux énergies renouvelables.

En décembre dernier, le locataire du 10 Downing Street estimait, devant une commission parlementaire, qu’il fallait mettre fin au soutien public des fermes éoliennes terrestres. Parallèlement, David Cameron nourrit toujours de grandes ambitions pour les gaz de schiste, initiateurs, selon lui, de la prochaine révolution énergétique britannique.

Or la révolution du gaz non conventionnel pourrait faire long feu, outre-Manche. Comme le révèle le site du Guardian, les compagnies gazières semblent désormais moins enclines à prospecter. Seuls 11 puits d’exploration de gaz non conventionnels sont prévus pour 2015, et 9 feront l’objet d’une fracturation hydraulique.

Ils s’ajoutent aux 6 puits déjà forés et qui n’ont jusqu’à maintenant donné aucun résultat probant. Or, de l’aveu même du gouvernement et des industriels, il faudrait disposer des résultats d’une quarantaine de forages pour se faire une idée précise du potentiel énergétique représenté par les gisements de gaz de schiste britanniques.

Certes, l’effondrement des prix du brut explique sans doute, en partie, le rafraichissement de l’ardeur des foreurs. Mais les gaziers n’oublient pas non plus que les eldorados européens de gaz non conventionnels se sont révélés, comme la Pologne, peu voire pas rentables.



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