Les gaz à effet de serre sortent de leurs coquilles

Le 16 octobre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les bivalves de la Baltique émetteurs de méthane.
Les bivalves de la Baltique émetteurs de méthane.
©Syndicat conchylicole de Pénestin

Bivalves et vers marins sont d’importants émetteurs de méthane, indique une étude publiée par Scientific Reports.

C’est une source d’émission de gaz à effet de serre (GES) inédite que viennent de mettre à jour des scientifiques britanniques et suédois. Dans un article publié par Scientific Reports, des chercheurs des universités de Cardiff et de Stockholm montrent que les coquillages peuvent être d’importants émetteurs de gaz renforçant l’effet de serre.

 

Palourdes et vers

L’étude menée sur des palourdes et des vers sous-marins de la Baltique montre que les bactéries des systèmes digestifs des bivalves et des polychètes (vers marins) produisent d’importantes quantités de méthane (un GES 28 fois plus puissant que le CO2) et de dioxyde d’azote (un polluant atmosphérique).
 

Méthane et dioxyde d’azote

La nouvelle pourrait paraître anecdotique, mais ce serait faire abstraction des volumes de gaz quantifiés par l’équipe dirigée par Stefano Bonaglia (université de Stockholm). Selon l’article, 10% environ des rejets de méthane imputables à la Baltique proviendraient directement des intestins des vers et des coquillages: l’équivalent des rots de 20.000 bovins.

Cette contribution inattendue au réchauffement pourrait mettre à mal le bilan environnemental de bien des projets de fermes aquacoles.



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