Les Galápagos effacés de la " Danger List " de l’Unesco

Le 30 juillet 2010 par Thérèse Rosset
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

L’Unesco a retiré le 28 juillet l’archipel des Galápagos de la liste des sites en péril. Considérées comme un « musée vivant et une vitrine de l’évolution », les 19 îles de l’Océan Pacifique y avaient été inscrites en 2007.

« Le retrait de ce site unique d’importance mondiale est quelque peu prématuré », a analysé Julia Marton Lefèvre, directrice générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans un communiqué du 29 juillet. L’organisme rend des expertises et des avis en matière de bien naturels pour l’Unesco. L’UICN avait recommandé de maintenir les Galápagos sur la liste des zones en péril. Mais l’organisation des Nations-Unies ne l’a pas suivi.

Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco note de son côté des « progrès significatifs » de la part des autorités équatoriennes pour protéger ses îles. Tim Badman, directeur du programme du patrimoine mondial à l’UICN rappelle qu’ « il reste beaucoup à faire », même s’il reconnaît que la situation s’est améliorée grâce aux efforts gouvernementaux.

Premières à être inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, les îles avaient été déclarées en « péril » il y a 3 ans. En cause, les menaces liées au tourisme, à la pêche intensive et à l’arrivée d’espèces invasives (animaux domestiques, plantes et insectes débarqués avec les humains) qui chassent les espèces indigènes et bouleversent la biodiversité. Le nombre de journées passées par les passagers de navire de croisière a augmenté de 150 % au cours des 15 dernières années.

Ces dangers restent d’actualité, à en croire l’UICN, pour qui « la situation reste critique ». L’organisme appelle le gouvernement équatorien à un «  engagement fort au cours des prochaines années pour résoudre ces problèmes ».

Quoiqu’il en soit, l’UICN s’est déclaré prêt à poursuivre son travail avec les autorités locales afin d’aboutir à une « mise en œuvre complète des recommandations du Comité du patrimoine mondial ».

Le même jour, le mausolée des souverains du Bouganda (royaume d’Ouganda) a rejoint le triste club des sites en danger, avec comme objectif sa reconstruction.

 

 

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus