Les futures très riches heures de l’éolien flottant britannique

Le 31 octobre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le Royaume-Uni pourrait mettre en service 10 GW d'éolien flottant.
Le Royaume-Uni pourrait mettre en service 10 GW d'éolien flottant.
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Le Royaume-Uni pourrait se doter de 10 GW de capacités flottantes en 20 ans.


Il y a dans ce rapport de quoi faire rêver les promoteurs français de l’éolien flottant. Commandée par le Crown Estate, l’étude de potentiel, pour les eaux britanniques, de ces turbines montées sur flotteurs avance des perspectives plus que prometteuses.

L’institution en charge de la gestion des domaines royaux (dont les fonds marins) estime en effet que le Royaume-Uni ne pourra se passer de ces drôles de machines, qu’il est déjà l’un des rares pays au monde à tester.

A l’horizon 2050, Londres prévoit de disposer de 50 à 70 gigawatts (GW) de capacités éoliennes en mer, contre 30 GW vers 2030. Ces projections n’effraient pas les développeurs. Il s’agit, après tout, de tripler en 12 ans la taille du parc offshore actuel ou de le multiplier par 6, voire 8, en trois décennies. Sur le papier, c’est faisable.

rythme effréné

Ce rythme est-il tenable?, s’interrogent néanmoins les rédacteurs de l’étude. «Avec 14 GW qui doivent être mis en service d’ici à 2023 et des projets en cours représentant une puissance de 32 GW, le défi à relever n’est pas tant de trouver des sites disponibles que de déployer une chaine d’approvisionnement et de trouver des financements pour mettre en service 16 GW entre 2024 et 2030.»

Et c’est là qu’interviennent les turbines flottantes. Ces moulins à vent marins peuvent être montés dans d’autres installations portuaires que leurs aînés (n’importe quel chantier naval d’une certaine taille fait l’affaire). Et leur montage fait appel aux capacités d’industriels des travaux publics (nombreux) plutôt qu’à celles des producteurs de fondations et de structures sous-marines spéciales.

division des coûts par trois

En clair, pour atteindre leurs objectifs, les énergéticiens devront nécessairement diversifier leurs approvisionnements et offrir une part du bouquet offshore au flottant. Un morceau évalué à 10 GW entre 2030 et 2050.

D’autant que l’économie de cette nouvelle industrie éolienne devrait faciliter son décollage. Avec un facteur de charge record supérieur à 50%, les turbines de la ferme expérimentale Hywind mise en service durant l’été 2017, au large de l’Ecosse, affichent un coût de production proche des 220 euros/MWh.

Avec l’arrivée prochaine d’aérogénérateurs de 10 MW (contre 6 pour les machines écossaises), le déploiement de parcs de grande taille (500 MW minimum), les coûts devraient être divisés par trois en moins de 10 ans. De quoi faciliter leur acceptation par le ministère britannique des finances.
 



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