Les Francs-Comtois veulent qu’on lâche les lynx

Le 03 juin 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Que faire du jeune lynx capturé ?
Que faire du jeune lynx capturé ?
Bernard Landgraf

A la fin de l’année passée, un jeune lynx orphelin est récupéré par le centre de sauvegarde inter-régional de la faune sauvage Athénas, basé à L’Étoile (Jura). L’événement n’a rien d’exceptionnel. Régulièrement, la mort de la mère met «à la forêt» de jeunes félins, sevrés mais incapables de subvenir par eux-mêmes à leurs besoins. Conséquence: ils s’approchent des habitations et des élevages à la recherche d’une nourriture facile d’accès. C’est pour éviter tout conflit entre l’homme et le jeune fauve que ces derniers sont capturés quand cela est possible.

Le 16 novembre dernier, un mâle de moins de 6 mois est capturé sur le territoire de la commune d’Arinthod (Jura). Problème, maintenant qu’il a grandi, que faire de lui? C’est pour répondre à cette question que la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) de Franche-Comté a organisé, entre avril et mai, une consultation du public dans les 4 départements de la région.

La demande concernait non seulement la remise en liberté du félin capturé fin 2012, mais également d’éventuels relâchers d’autres jeunes qui pourraient être récupérés ces trois prochaines années. Comme pour une enquête d’utilité publique, des avis ont été publiés dans la presse locale et le dossier de la demande formulée par l’association Athénas a été mis à la disposition des Francs-Comtois sur le site de la Dreal.

Publié en fin de semaine passée, les résultats de la concertation sont impressionnants. D’abord, par le nombre de participants: plus de 15.000 personnes ont participé au vote et le dossier a été consulté près de 10.000 fois. D’une façon générale, 83% des votants sont favorables aux lâchers de lynx. Regardé à la loupe, le chiffre varie selon les départements: 89% dans le Doubs, mais 71% dans le Jura. Seul un Franc-Comtois sur 6 est défavorable aux relâchers.

Lors d’une précédente consultation sur le même thème, organisée en 2011, 95,2% des votants avaient marqué leur préférence pour la remise en liberté des lynx. Cela étant, le nombre de votants avait été, à l’époque, trois fois moindre qu’en 2013. Les lynx capturés dans la région seront donc relâchés, du moins jusqu’en 2016. Ils seront équipés d’une balise Argos/GPS pour suivre leur déplacement.



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