Les Franciliens marchent plus qu’ils ne conduisent

Le 16 juillet 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Paris veut ouvrir aux piétons 15 hectares de voiries.
Paris veut ouvrir aux piétons 15 hectares de voiries.
Mairie de Paris

Bertrand Delanoë a gagné la bataille des berges. Après des années de bagarre avec le précédent Premier ministre, le maire de Paris a obtenu du nouveau locataire de l’hôtel de Matignon, en fin de semaine dernière, qu’il lève tous les obstacles administratifs à l’aménagement piétonnier des berges de la Seine. «Après avoir été plébiscité par les Parisiens lors des élections de 2008 et validé par la commission d'enquête publique et les services techniques compétents de l'Etat, la reconquête des voies sur berges va enfin pouvoir devenir réalité», se réjouit l’édile de la capitale, dans un communiqué.

Au total, 15 hectares sont concernés par cette requalification, dont 4,5 de voiries urbaines qui seront totalement fermées à la circulation automobile dès le printemps prochain.

En 2011, l’opposition municipale UMP avait estimé que cette reconquête des berges «aggraverait les problèmes de circulation». Une antienne reprise à chaque tentative du maire socialiste de Paris de réduire la circulation automobile.

Cette politique, révèle la dernière enquête globale Transport du syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) s’avère pourtant payante. Réalisée entre 2009 et 2011, cette étude montre que, malgré une hausse de 10% des déplacements dans la région francilienne entre 2001 et 2010, la voiture a vu sa part diminuer dans la mobilité urbaine, passant de 1,54 déplacement par personne et par jour en 2001, à 1,46 en 2010. Dans Paris intramuros, les trajets en voiture représentaient 0,6 déplacement par personne et par jour, en 2001. Ils ont chuté de presque un tiers en une décennie.

Pas étonnant, dès lors, que 55% des Parisiens ne possèdent pas de voiture et que l’usage des 4 roues ait sensiblement diminué. En 2001, 43,9% des 35 millions de déplacements quotidiens se faisaient en auto. Neuf ans plus tard, ce ne sont plus que 37,8% des 41 millions de trajets journaliers qui se pratiquent en voiture. Le premier mode de transport francilien est désormais la marche à pied (39%), suivie par l’automobile (38%), les transports collectifs (20%) et le vélo (1,6%).

Au total, la pratique des modes de transport doux a progressé de 21%, pour les transports collectifs, et de 100% pour les vélos. A noter que les vélos parisiens en libre-service représentent le tiers des déplacements franciliens en petite reine.

Importantes, ces évolutions ne suffisent pourtant pas à améliorer la qualité de l’air régional. Comme le rappelle le dernier rapport d’Airparif, les concentrations de dioxyde d’azote et de particules (PM 10) sont stables depuis 2000.



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