Les Français s’estiment mal informés des risques naturels

Le 20 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Nous nous estimons mal informés sur l’ensemble des risques que nous encourons, mais nous ne faisons pas grand-chose pour améliorer notre connaissance des risques qui nous concernent. Tel est le principal enseignement que l’on peut tirer à la lecture d’un sondage publié, jeudi 19 janvier, lors de l’ouverture à Bordeaux des premières assises des risques naturels.


Réalisée début octobre par l’Ifop sur un échantillon de 1.021 personnes de plus de 15 ans, cette étude souligne que 63% des personnes interrogées se sentent mal informées des risques naturels auxquels elles sont exposées (+10 points par rapport à l’étude précédente), 69% des risques industriels (+7 points) et 71% des risques nucléaires encourus (+9 points).
 

La proportion d’interviewés estimant être mal informés est relativement élevée: 24% au sujet des risques naturels (+10 points), 30% au sujet des risques industriels (+9 points) et 34% au sujet des risques nucléaires (+9 points). Le niveau d’information est donc en baisse, quel que soit le risque, par rapport aux résultats d’avril dernier où l’accident de Fukushima était prégnant et les flux d’information au sujet des risques nucléaires étaient importants.
 

Conformément aux résultats observés lors de la précédente étude, le sentiment d’être bien informé demeure plus important chez les hommes, les catégories socioprofessionnelles supérieures et les Franciliens. L’âge de la personne interrogée ne semble en revanche plus être un vecteur de différences.
 

De la même manière, moins d’1 Français sur 3 déclare avoir connaissance des risques naturels auxquels est exposée sa commune (29%). Les mêmes clivages sont observés que pour le sentiment général d’information, selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle. Le niveau d’information s’avère cependant plus faible chez les plus jeunes, 21% des moins de 35 ans déclarant connaître les risques naturels menaçant la commune, contre 32% des 35 ans et plus. Les interviewés ont eu connaissance de ces risques principalement par l’intermédiaire de deux canaux: 46% par un document d’information communale et 36% par la presse.
 

Les expériences personnelles (10% de citations) et le bouche-à-oreille (8% de citations) apparaissent comme des vecteurs d’information secondaires.
 

Les consignes liées au déclenchement du signal national d’alerte ne semblent connues que par 14% des Français. La connaissance des consignes d’alerte est d’autant plus faible que seulement 31% de ceux qui déclarent les connaître expliquent qu’il s’agit de s’enfermer et de rester chez soi et 17% d’entre eux qu’il s’agit d’attendre des consignes.
 

Dans un contexte de manque d’information sur les risques naturels, industriels et nucléaires, plus de 4 Français sur 5 (82%) souhaiteraient avoir plus d’informations sur les gestes à adopter en cas de catastrophe naturelle ou technologiques, 46% d’entre celles-ci aimeraient en avoir beaucoup plus.
6% des personnes interrogées affirment avoir pris des mesures particulières pour prévenir les risques naturels auxquels elles sont exposées. Les mesures prises sont principalement des installations de dispositifs pour prévenir les inondations (choisies par 12 personnes interrogées) et la prise en compte des risques avant l’installation dans un logement (choisie par 9 personnes interrogées). 6 personnes ont aussi acheté du matériel ou des provisions de survie.

 



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