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Les Français préoccupés par le climat et la pollution de l’air

Le 14 avril 2015 par Hélène Bouillon-Duparc
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Le bruit reste un sujet de préoccupation quotidien.
Le bruit reste un sujet de préoccupation quotidien.
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Dans son dernier numéro de Chiffres et Statistiques, le Commissariat général au développement durable (CGDD) analyse les opinions et pratiques environnementales des Français en 2014*. Il en ressort que le changement climatique, la pollution de l’air et les catastrophes naturelles figurent aux trois premiers rangs des préoccupations des personnes interrogées.

L’augmentation de la production de déchets et la pollution de l’eau semblent susciter moins d’inquiétudes qu’avant, et l’érosion de la biodiversité et les nuisances sont toujours perçues comme des problèmes de moindre importance.

Le bruit, toujours très présent

Cependant, quand ils sont interrogés sur les problèmes de proximité qui les concernent le plus (au niveau de leur quartier), les Français évoquent le bruit, juste devant le manque de transports en commun et la dégradation de l’environnement urbain.

Autre enseignement: les Français sont plus nombreux que les années précédentes à considérer que les entreprises doivent prendre leurs responsabilités en matière de protection de l’environnement (26%), même s’ils restent une majorité (51%) à attendre avant tout des actions de la part des pouvoirs publics.

La veille en hausse

En matière de logement et d’énergie, 30% des interviewés déclarent que leur logement n’est pas bien isolé et plus de 7 sur 10 affirment baisser «toujours» ou «souvent» le chauffage ou la climatisation pour limiter leur consommation énergétique. La part de ceux qui déclarent éteindre la veille de leurs appareils électroniques baisse fortement (38% en 2014 vs 53% en 2009).

Côté mobilité, les véhicules motorisés restent le mode de déplacement privilégié pour se rendre au travail (60%) ou pour aller faire ses courses (64%). La part du vélo passe de 2,6% à 3,5% en 5 ans. L’amélioration des transports en commun, une augmentation du coût d’utilisation de la voiture ou encore le développement d’un réseau cyclable de qualité constituent les trois premiers facteurs qui pourraient inciter à changer les habitudes de déplacement (respectivement 25%, 8%, 6%).

Strict nécessaire

Alors que la consommation responsable renvoie avant tout à l’idée de n’acheter que le nécessaire pour éviter le gaspillage, 44% des personnes interrogées se déclarent disposées à acheter des produits respectueux de l’environnement s’ils sont certains que cela ne leur coûtera pas plus cher. L’an passé, 46% des ménages consommaient «assez fréquemment» de la nourriture issue de l’agriculture biologique contre 33% en 2008.

A l’inverse, l’achat de produits éco-labellisés recule (50% en 2014 contre 63% en 2011). De même, la vigilance concernant la provenance des produits et la quantité de déchets générés par leur consommation tend à s’estomper cette année.

 

*Analyse réalisée à partir de la plate-forme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages menée par l’Insee en novembre 2014.

 



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