Les Français plus inquiets de la qualité de l’eau que de son prix

Le 23 novembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Selon le dernier baromètre d’opinion Ifop établi pour le compte du ministère de l'écologie et les agences de l'eau, les Français s'inquiètent davantage de la qualité de la gestion de l'eau et d'autres enjeux écologiques et sanitaires que de son prix.

L'étude, publiée mercredi 23 novembre, a été réalisée entre le 4 et le 19 octobre auprès d'un échantillon de 3.514 personnes interviewées par téléphone à leur domicile selon la méthode des quotas.

Bien gérer l'eau à l'échelle de la planète (51%), préserver les milieux aquatiques (49%), assurer la qualité de l'eau du robinet (48%) et réduire les pollutions des rivières (47%), sont cités comme les enjeux les plus importants, alors que la stabilité du prix de l'eau (32%) n'arrive qu'en 5e position. Selon l'Ifop, ce dernier résultat est un peu surprenant, compte tenu du contexte économique actuel.

Même si un Français sur deux (50%) dit avoir eu connaissance de problèmes de sécheresse dans sa région (75% chez les agriculteurs) après plusieurs mois de pluviométrie insuffisante, surtout dans l'Ouest et le Centre, seules 23% des personnes interrogées ont cité l'adaptation aux sécheresses comme l'enjeu le plus important à l'avenir.

La lutte contre les inondations n'est citée comme enjeu prioritaire que par 15% des personnes interrogées.

Enfin, dans la liste des sujets les plus préoccupants, la qualité de l'eau potable arrive en tête pour plus d'un Français sur deux (52%), devant la qualité de l'air (43%) et le réchauffement climatique (38%). La disparition de certaines espèces animales et végétales n'est citée que par 33% des Français interrogés.

Les pesticides utilisés dans les champs et les jardins apparaissent comme la principale cause de la dégradation de l'eau des rivières pour les trois quarts des Français (75%). Quant aux inondations, elles sont provoquées pour 69% par des constructions dans des zones à risques (85% chez les agriculteurs et 76% chez les Corses). L'urbanisation et l'imperméabilisation des sols en sont responsables pour 62% des personnes interrogées, alors que le dérèglement climatique n'est cité que par 40% d’entre elles.

Les pollutions de l'eau liées aux usages domestiques viennent des produits d'entretien ou de bricolage pour 56%, devant les autres produits utilisés dans les jardins (49%). Les résidus de médicaments jetés dans les toilettes ne sont cités que par 40%.



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