Les fibres efficaces contre l’asthme

Le 22 janvier 2014 par Romain Loury
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De nouveaux bienfaits pour les fibres
De nouveaux bienfaits pour les fibres

Les fibres, que l’on trouve en abondance dans les fruits et légumes, ont un effet anti-asthme qu’elles exercent en agissant sur la flore intestinale, révèle une étude chez l’animal publiée dans la revue Nature Medicine

«Lors des dernières décennies, on a assisté à une hausse d’incidence de l’asthme allergique dans les pays riches, en parallèle avec des changements de régime alimentaire, notamment une réduction de la consommation de fibres», rappelle l’équipe de Benjamin Marsland, du service de pneumologie de l’université de Lausanne.

Lié à plusieurs maladies chroniques, dont l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer, un trop faible apport en fibres pourrait également favoriser l’asthme, révèlent les chercheurs dans leur étude menée chez la souris, qui décrit le mécanisme reliant notre alimentation aux réactions allergiques de nos poumons.

Première étape: les fibres modifient la flore microbienne présente dans l’intestin et dans les poumons, en particulier en y accroissant la présence de bactéries du genre Bacteroidetes, au détriment des Firmicutes. Or les premières sont capables de transformer les fibres en acides gras à courte chaîne, dont les plus connus sont l’acétate, le propionate et le butyrate.

 

Direction la moelle osseuse

Ces molécules, dont une récente étude française a montré par quelles voies elles prévenaient l’obésité et le diabète (voir le JDSA), se retrouvent ensuite dans la circulation sanguine. En particulier, le propionate va se retrouver dans la moelle osseuse, lieu de formation des cellules sanguines (processus d’hématopoïèse). Il va notamment y favoriser la formation de cellules immunitaires appelées «cellules dendritiques».

Celles-ci vont coloniser le poumon, où elles auront un effet inhibiteur sur d’autres cellules immunitaires, les lymphocytes T helper 2 (Th2). Or ces derniers sont impliqués dans les réactions allergiques, dont celles provoquant l’asthme. Résultat: des souris nourries avec un régime riche en fibres s’avèrent moins sensibles à des inhalations d’extraits d’acarien.

«Ces résultats confortent l’idée que des stratégies ciblant l’alimentation constituent une approche intéressante non seulement contre les maladies intestinales, mais aussi contre celles, inflammatoires, affectant le système respiratoire», concluent les chercheurs.



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