Les faucheurs volontaires condamnés définitivement

Le 27 mars 2013 par Marine Jobert
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José Bové, l'un des faucheurs volontaires condamnés définitivement pour une action en 2008 dans la Vienne.
José Bové, l'un des faucheurs volontaires condamnés définitivement pour une action en 2008 dans la Vienne.
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En août 2008, ils avaient fauché deux parcelles de maïs transgénique dans la Vienne. Condamnés en appel, les huit faucheurs volontaires –dont l’eurodéputé José Bové- ont vu leur pourvoi en cassation rejeté aujourd’hui. Leur condamnation est donc devenue définitive. Trois prévenus s’étaient vu infliger 100 jours-amendes à 6 €, cinq autres avaient été condamnés à des amendes allant de 300 à 600 € assorties de sursis, José Bové écopant de 200 jours-amendes à 6 €, rappelle l’AFP.

 

«C’étaient les deux dernières parcelles de maïs transgéniques de France», se souvient José Bové. «Du MON810 et du NK603, plantés sur des parcelles d’essai et de culture», précise t-il au Journal de l’environnement. Les huit militants avaient été relaxés en première instance pour une question de procédure. «On avait été poursuivi au départ pour destruction de bien d’autrui, mais on a été condamné pour destruction de parcelle expérimentale. Or les peines ne sont pas les mêmes», pointe José Bové. Ces problèmes de qualification des faits n’ont pas ému la cour d’appel de Poitiers qui les a condamnés en février 2012.

 

«On envisage d’aller devant la Cour européenne des droits de l’homme, car on a été poursuivi sur un fondement différent de ce qu’on a vraiment fait», explique José Bové, qui veut d’abord lire les attendus de la cour de cassation avant de trancher. Reste à payer une condamnation solidaire de 135.700 euros –non suspensive- à verser au semencier américain Monsanto, ainsi que 38.000 € à l'agriculteur propriétaire des parcelles détruites au titre des préjudices matériel et moral. «On va demander aux gens d’être solidaires, de nous soutenir», explique José Bové.

 

Le 16 mars dernier, le ministère de l’agriculture a annoncé la réintroduction d’une mesure «visant à interdire temporairement la culture du maïs MON810 sur le territoire national afin de protéger l'environnement», selon un communiqué.



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