Les facteurs de risque du cancer du sein encore mal connus

Le 08 décembre 2011 par Geneviève De Lacour
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L'Institute of Medicine, qui fait partie de l'Académie nationale des Sciences des Etats-Unis (US National Academy  of Sciences) a publié un volumineux rapport examinant les liens qui existent entre environnement et cancer du sein.

Le travail, réalisé par un comité de 15 experts, la plupart des universitaires, et 9 membres de l’institut de Médecine, a consisté à passer en revue toutes les études publiées sur le sujet.

Pour toutes les femmes qui aimeraient savoir si elles prennent un risque en s’exposant  à de multiples produits chimiques de la vie quotidienne comme les cosmétiques, les produits de nettoyage, les aliments, les boissons, ou la pollution de l’air, le rapport pourrait s’avérer décevant. Le document se base sur toutes les études existantes et est le reflet de la recherche lacunaire menée depuis ces 20 dernières années.

En effet en 20 ans, beaucoup d’argent a été dépensé pour connaître les facteurs de risque du cancer. «Il est très décevant de constater qu’on en ait appris aussi peu» explique Irva Hertz-Picciotto qui a dirigé le comité d’évaluation au cours des 2 ans qu’a duré sa mission.

Les données collectées les plus solides montrent que les femmes peuvent limiter le risque de développer la maladie en évitant les radiations médicales excessives, les traitements hormonaux lors de la ménopause qui combinent œstrogènes et progestérone, la consommation d’alcool et la prise excessive de poids.

Mais en dehors de ces recommandations personnelles, le panel de scientifiques suggère l’existence de «possibles associations» entre le cancer du sein et le tabagisme passif, le travail de nuit, et l’exposition à des produits chimiques comme le benzène, l’oxyde d’éthylène ou le butadiène 1,3.

En ce qui concerne le bisphénol A (BPA), composant chimique très répandu dans les boîtes de conserve, les cannettes, et dans certains amalgames dentaires, soupçonné d'augmenter le nombre des cancers hormono-dépendants - puisqu’il s’agit d’un perturbateur endocrinien qui modifie l’activité hormonale-, les scientifiques ont clairement mis en évidence le mécanisme chez les animaux, mais les études censées évaluer ce risque chez l'homme sont faibles ou insuffisantes.

«De nouvelles études sont nécessaires afin d'avoir une compréhension complète des substances qui peuvent de manière définitive être liées au cancer du sein», conclut la présidente de l'institut, Elizabeth Thompson, dans un communiqué. De plus, la vulnérabilité des tissus des seins est variable en fonction des différentes périodes de la vie que ce soit l’enfance, l’adolescence ou l’âge adulte – avant ou après la grossesse- et même au stade fœtal. Il semblerait par exemple que les jeunes filles soient particulièrement sensibles aux radiations.

Aux Etats-Unis 230.000 nouveaux cas de cancer du sein sont détectés chaque année. Parmi eux, 40.000 femmes décèdent de la maladie.



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