Les fabricants d'électroménager jouent le jeu de la performance énergétique

Le 23 juin 2005 par Delphine Moninot
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photo lave linge
photo lave linge

Début juin, l'Ademe et EdF lançaient un partenariat avec des distributeurs d'électroménager pour les inciter à proposer le maximum d'appareils économes en énergie. De leur côté, les fabricants jouent aussi le jeu de l'économie d'énergie.

«La consommation d'eau des lave-vaisselle a diminué de 70% depuis nos premiers tests il y a quinze ans, pour atteindre une quinzaine de litres. Les lave-linge sont passés d'une consommation d'une centaine de litres à une cinquantaine par cycle», se réjouit Marie-France Corre, responsable des essais comparatifs de l'Union française des consommateurs (UFC)-Que Choisir. Une diminution de la consommation d'énergie dans laquelle les fabricants s'étaient lancés avant la mise en place de «l'étiquette énergétique» européenne en 1995. «Les marques les plus haut de gamme ont été les premières à se lancer, car c'était dans l'intérêt du public de diminuer les coûts d'utilisation, même si les appareils peuvent être un peu plus chers à l'achat», explique Marie-France Corre.

Avec cette étiquette, qui classe les appareils en catégorie de A pour les moins gourmands en énergie à G pour les appareils énergivores, les fabricants ont été conduits à ne plus mettre sur le marché des produits de classe inférieure, cela pouvant nuire à leur image. Ainsi, la réglementation tire la technologie vers le haut: aujourd'hui, les congélateurs armoire doivent au minimum appartenir à la classe B. Les évolutions les plus nettes se trouvent parmi les appareils réfrigérants. «Pour le froid, la classe A++ est née il y a un an, alors que voilà trois ans, la classe A n'existait même pas», observe Patricia Gendry, aux relations techniques chez Whirlpool.

Cependant, de gros efforts restent à faire sur un marché en pleine expansion: celui des climatiseurs. «Certains climatiseurs monobloc dépassent les 500 kilowattheures (kWh) sur un été. Les "split" [climatiseurs en deux parties] eux consomment souvent moins de 200 kwh en un été», explique Marie-France Corre de l'UFC-Que Choisir. «Les fabricants ne jouent pas le jeu sur les climatiseurs. Nous déconseillons tous les climatiseurs monobloc même s'ils sont classés A car cela correspond à une consommation de 290 kwh, alors qu'un split consommant 270 kwh est classé G!», déplore-t-elle. Chez les fabricants, on reconnaît que le monobloc consomme beaucoup plus, tout en faisant remarquer que son usage est totalement différent. «L'intérêt d'un monobloc, c'est pouvoir le transporter de pièce en pièce, pour être confortable un moment dans son salon par exemple. Au contraire, le split est une grosse installation prévue pour fonctionner en permanence», rétorque Patricia Gendry. Avant de conclure: «l'arbitrage se fait entre ce que le consommateur désire, ce qu'il est techniquement possible de proposer et l'impact de la technologie sur l'environnement».



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