Les Européens respirent encore trop d’ozone

Le 07 juin 2011 par Célia Fontaine
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Malgré les efforts de l’Europe pour réduire la pollution à l’ozone (O3), les niveaux mesurés en 2010 continuent de dépasser les objectifs établis par la législation pour protéger la santé humaine, selon un rapport de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) publié le 6 juin.
 
L’ozone troposphérique (qui se trouve dans les basses couches de l’atmosphère, soit entre le sol et 7 à 12 kilomètres d'altitude), est l’un des polluants les plus nocifs en Europe. A l’origine de cette situation, les émissions industrielles et celles du transport routier, qui représentent entre 50 et 66% des émissions totales en particules fines, en polluants acides et en gaz précurseurs de l’ozone au sol (dans le JDLE). Mais «l’ozone n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il s’agit d’un polluant secondaire qui résulte de la réaction photochimique entre certains polluants primaires (les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatils) sous l'effet du rayonnement solaire», rappelle l’AEE.
 
Les niveaux élevés d’ozone troposphérique réduisent les rendements agricoles et attaquent les infrastructures (corrosion). Ils entrainent surtout de graves problèmes de santé: l’ozone serait associé à environ 700.000 décès dus à une pathologie respiratoire chaque année (environ 6,3 millions d’années de vie perdues par rapport à l’espérance de vie) (dans le JDLE).
 
Les concentrations moyennes enregistrées varient d'une année à l'autre en fonction des conditions météorologiques. La situation ne s’est pas arrangée durant l’été 2010. L’étude publiée par l’AEE montre que l’objectif de qualité, fixé à 120 microgrammes par mètre cube (µg/m3) huit heures par jour maximum[1], n’a pas été respecté dans la totalité des Etats membres. Comme les années précédentes, les concentrations les plus importantes ont été mesurées dans la région méditerranéenne. Cependant, «les régions de l’Europe de l’Ouest et de l’Europe centrale ont connu des concentrations plus importantes qu’en 2010», constate l’agence.
 
17 Etats membres[2] ont particulièrement du mal à respecter les objectifs de protection de santé humaine, puisque dans ces pays, les valeurs de 120 µg/m3/8h ont été dépassées plus de 25 jours pendant l’été 2010.
 
D’autre part, l’étude montre que le seuil d'information (180 µg/m3) a été dépassé pour la première fois depuis 4 ans dans le nord de l’Europe. Le seuil d’alerte (une moyenne d’une heure de concentration d’ozone à 240 µg/m3) a été dépassé 44 fois dans 9 Etats membres, surtout dans le nord de l’Italie et du Portugal.
 
En France, sur 408 stations mesurant les niveaux d’ozone,159 ont relevé des dépassements et ce pendant 40 jours. La concentration maximum observée (sur une heure) était de 277 µg/m3.


[1] fixé par la directive 2008/50/CE
[2] Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie


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