Les Européens ne sont pas très calés sur les antibiotiques

Le 22 novembre 2013 par Marine Jobert
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Les antibiotiques, plus automatiques, mais souvent mal employés.
Les antibiotiques, plus automatiques, mais souvent mal employés.
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Un Européen sur 5 prend des antibiotiques pour soigner une grippe. C’est l’un des enseignements de l’Eurobaromètre, qui consacre un numéro spécial à la résistance aux antimicrobiens. Nourri d’entretiens menés auprès de 27.680 citoyens, issus de catégories sociales et démographiques variées des 28 Etats membres, ce rapport dresse l’état des lieux de l’utilisation de ces molécules dont l’usage inapproprié ou excessif engendre des conséquences financières, sanitaires et environnementales lourdes. Ce médicament reste fort usité, puisqu’un peu plus d'un tiers des personnes interrogées (35%) déclarent en avoir pris par voie orale au cours des 12 derniers mois (-5% par rapport à la dernière étude de 2009). Dont l’ourse Cannelle qui ne peut plus soigner son mal de gorge avec du miel sans pesticide. Globalement, les femmes ont beaucoup plus tendance à prendre des antibiotiques que les hommes.

 

Interrogés dans leur langue et à leur domicile, les répondants ont été soumis à une salve de 4 assertions: les antibiotiques tuent les virus; les antibiotiques sont efficaces contre le rhume et la grippe; la surconsommation d’antibiotiques les rend inefficaces; la prise d’antibiotiques a souvent des effets secondaires tels que la diarrhée. Seuls 22% des interrogés ont donné une réponse correcte aux 4 questions. Des réponses contrastées entre le nord et le sud de l’Europe.

 

Une faible majorité sait que les antibiotiques sont inefficaces contre le rhume et la grippe. Pas très étonnant, quand seuls 4 Européens sur 10 savent que les antibiotiques n'ont aucune efficacité contre les virus. Dans 13 pays, seulement un tiers (33%) des personnes interrogées -voire moins- ont donné la bonne réponse. Le niveau de connaissance est particulièrement bas à cet égard en Roumanie (15%) et au Portugal (19%), pays suivis de près par Chypre et la Bulgarie (21% dans chacun de ces pays). Le niveau d'études est déterminant, ainsi que la situation économique. «Les personnes interrogées ayant un faible niveau d'études et qui sont économiquement fragiles en consomment également plus que ceux qui sont plus à l'aise financièrement ou qui ont un niveau d'études plus élevé.»

 

La plupart des Européens (84%) savent tout de même que la surconsommation d'antibiotiques les rend inefficaces et les deux tiers sont au courant que leur consommation peut souvent entraîner des effets secondaires.

 

La plupart des médicaments s’acquièrent par le biais d’une prescription médicale ou directement auprès d'une personne du corps médical, qui ont dispensé à un sondé sur 10 des informations sur les risques de la surconsommation. 19% tirent leurs connaissances des campagnes d'information ou par les médias, via les annonces à la télévision en premier lieu. «Les campagnes médiatiques sont efficaces pour diffuser ces informations, mais elles doivent toutefois être plus ciblées afin de toucher plus efficacement les personnes disposant de peu de connaissance à ce sujet», préconisent les auteurs, qui en appellent aux médecins et aux pharmaciens, «en tant qu'autorités influentes et dignes de confiance», pour propager la bonne parole et changer les comportements.

 



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