Les Etats-Unis vont surveiller l’acidification des océans

Le 23 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Encore peu connue, l’acidification des océans est l’une des plus inquiétantes conséquences des changements climatiques. Depuis le début de l’ère industrielle, le tiers du gaz carbonique anthropique est absorbé par la surface des mers. Transformé en acide carbonique, ce dioxyde de carbone acidifie les mers. En 200 ans, le pH des eaux de surface est passé de 8,2 à 8,1. Un phénomène qui devrait s’accélérer. Selon une étude parue en 2005, le pH des eaux marines devrait flirter entre 7,9 et 7,8 d’ici la fin du siècle: une évolution sans pareille depuis 800.000 ans. Un rythme que les scientifiques jugent trop rapide pour que la chimie marine puisse stabiliser le pH.

Hélas, si le cycle du carbonate de calcium est bien connu, les conséquences de l’acidification, notamment sur la faune et la flore, le sont moins. Raison pour laquelle, après l’avoir appelé de ses vœux l’an passé, le Congrès américain a demandé à un comité de l'Académie des sciences d’élaborer un programme national de l’acidification des océans. Présidé par un chercheur français, François Morel (université de Princeton), ledit comité a rendu sa copie jeudi 22 avril.

Rappelant que ce programme devra avoir des déclinaisons nationales, régionales et locales, l’aréopage de chercheurs recommande sa mise en cohérence avec les recherches déjà menées à l’extérieur, à l’instar des programmes allemand (Bioacid) et européen (Epoca).

Pour plus d’efficacité, une vingtaine d’agences fédérales devront être impliquées dans ce suivi dont la durée ne devra pas être inférieure à 10 ans.

 

Le rapport du comité



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